Contre toute attente, un statu quo total plane sur les Contrats Spéciaux de Formation (CSF). Depuis l’affaire des cas fictifs, plus rien, ou presque, ne bouge. Devant cette situation terrible, des formations sont quand même démarrées, sans pour autant que les plans de formation, devant être approuvés dans une quinzaine de jours après leur dépôt- le cachet de la poste en faisant foi- soient approuvés.
A cause d’une certaine psychose, les validations restent lettre morte! Des professionnels affirment que leurs clients, qui ne se sont pas remboursés depuis plus d’un an, hésitent à s’engager de nouveau.
Devant les échéances, 2007, 2010, 2012, qui se rapprochent à pas de géant, ne doit-on pas remettre sans délai, ce formidable outil de formation qui a fait l’honneur du pays, s’interroge un spécialiste? On peut le comprendre, dans la mesure où l’efficience de la formation professionnelle au Maroc avait droit de cité dans tous les pays de la sous-région. Pourquoi ces atermoiements, ces décalages, ces retards sur ce volet, essentiel pour renforcer la compétitivité des entreprises? Cette question légitime fait allusion aussi à la grande masse de spécialistes attendus sur le marché du tourisme, de l’industrie, des services, de l’agro-industrie ... Il n’est pas rare que des opérateurs, qui optent pour le Maroc, ne trouvent de contraintes majeures pour développer leur business qu’au niveau de formations souvent assez onéreuses parce que pointues. Dernièrement ceux des secteurs industriels de l’électronique (jeux vidéo), de l’informatique (PGI ou serveurs), puis de l’aéronautique plus récemment ont déploré des lacunes, comblées à grands frais. Si certains en partenariat avec des institutions ont mis en place des académies, d’autres par contre sollicitent une plus grande implication des pouvoirs publics. Des issues existent, des modules sont proposés sur certains campus...
Daouda MBaye