Actuellement, l’Impôt Général sur le Revenu (IGR) pose un sérieux problème. Pas l’impôt en tant que tel, mais c’est ce plafond fixé à 5.000 Dhs, qui rebute plus d’un. C’est donc logiquement qu’il est décrié (le plafond) pour être rehaussé. Certains argumentent que les contributions compensatrices d’un tel relèvement ne manquent pas. Dans la kyrielle d’impôts directs, indirects ou cédulaires actuels, les contribuables participent amplement à l’effort de développement national. C’est le niveau actuel du salaire qui est exonéré d’IGR qui fâche. Les chefs d’entreprises hésitent, de plus en plus, à recruter des cadres de haut niveau. Beaucoup avouent se pencher sur des techniciens supérieurs ou des cadres moyens, pour les former ensuite sur le tas. Des analystes soutiennent que le salarié dont le pécule sera moins grevé par cet impôt verra, par conséquent, son pouvoir d’achats augmenter sensiblement. Doit-on rappeler que l’IGR s’applique aux revenus et bénéfices acquis par les personnes physiques et les sociétés de personnes? Elle est entrée en vigueur au Maroc à compter de janvier 1990. Les contribuables soumis à l’IGR sont les personnes physiques ayant leur résidence habituelle au Maroc, en raison de leur revenu global de source marocaine ou étrangère. En ce qui concerne les personnes physiques qui n’ont pas leur résidence habituelle au Maroc, elles sont assujetties à l’IGR en raison de leur revenu global de source marocaine.
Personne ne parle de pression fiscale, ni d’élimination d’un quelconque impôt, il est question d’un réaménagement qui ne peut-être que salutaire. Avec le temps, tout se déprécie. Tout le monde s’accorde sur le fait que les salaires d’aujourd’hui n’ont rien à voir avec ceux de la génération précédente...
Daouda MBaye