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Conseil et Ingénierie Industrielle : Un utile point d’appui

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Par une approche participative, l’ANPME  a réalisé l’étude sur le développement du secteur du Conseil et Ingénierie Industrielle (CII). En effet, ce travail, utile à plus d’un titre, a été effectué en collaboration avec la Deutsche Gesellschaft für Technische Zusammenarbeit (GTZ, coopération allemande), la Fédération Marocaine du Conseil de l’Ingénierie (FMCI), mais aussi administration et associations professionnelles. Cette étude, qui a pour objectif l’élaboration d’une stratégie et d’un plan d’actions concret, permettant d’exploiter le potentiel de développement du secteur du CII et d’améliorer sa contribution effective à la mise à niveau (MAN) de l’industrie, sera d’une extrême utilité pour tout le tissu industriel. Présenté en deux parties, d’abord un diagnostic, où sont analysées la demande et l’offre, puis une stratégie et un plan d’actions claires, pour renforcer les capacités du secteur du CII à la MAN du tissu industriel, il permettra très certainement de booster ce secteur levier de croissance. On peut le croire, car le Conseil et Ingénierie Industrielle regroupe l’ensemble des services permettant l’amélioration de la performance des entreprises industrielles. Cette définition comprend les services de conseil stratégique, de développement des ressources humaines, de gestion financière, de gestion informatique, d’amélioration des procédés de production, d’accompagnement à la démarche qualité... Elle exclut les services d’audit financier relevant d’obligations légales.

PME encore marginale

Pour arriver à un tel travail, différentes enquêtes auprès des entreprises suivies d’entretiens, auprès de cabinets de conseil et d’ingénierie, des études documentaires, de benchmarking, et des entretiens avec des personnes-ressources, notamment la réalisation d’un atelier avec un «Focus Group», ont été menés.
Une enquête a été réalisée auprès d’un échantillon de 140 entreprises industrielles, sélectionnées selon une approche respectant la représentativité par rapport à différents critères dont la branche industrielle, la localisation régionale, la taille et le statut. 30 entreprises ont effectivement rempli le questionnaire conçu à cet effet et 25 ont été visitées. Une autre enquête a été réalisée auprès d’un échantillon de 50 cabinets de conseil et d’ingénierie industrielle choisis sur la base des critères de répartition régionale et de domaines de spécialisation au niveau des bases de données fournies par le MCI. Quelque 27 cabinets ont effectivement rempli un questionnaire et 32 ont été visités.
Il est important de noter que les petites et micro-entreprises d’une part et les consultants indépendants d’autre part ne sont pas bien représentés. En effet, l’approche de l’analyse de la demande a privilégié les entreprises répertoriées.
Les informations provenant d’EME consistent en une hiérarchisation des prestations reçues par 270 entreprises par domaine de prestation et par branche industrielle. Ce sont essentiellement des prestations de conseil au sens strict, les actions de formation ne sont pas concernées.
Cette méthodologie a permis de fournir la base d’une analyse qualitative de la demande et de l’offre de prestations ainsi que de hiérarchiser leur importance relative. Toutefois, une analyse quantitative n’a pu être élaborée.
Une étude de benchmarking a été réalisée sur les pratiques pertinentes dans d’autres pays. Ceux proposés par le comité de pilotage de l’étude sont : l’Italie, le Portugal et la Turquie. Il est apparu que la réflexion sur l’appui au développement de l’industrie par le biais du renforcement des services professionnels aux entreprises est relativement jeune. La documentation pertinente concernant les pays européens est ainsi limitée et n’a pas permis de dresser un état des lieux et une analyse des paramètres complets. La démarche retenue pour le benchmarking a donc été de répertorier les meilleures pratiques au niveau international et de fournir des informations sur la situation en Italie, au Portugal et en Turquie.

Des voiesbien tracées

Un atelier de réflexion a été organisé afin de valider les résultats de l’analyse du secteur et de définir des axes stratégiques d’intervention. Les participants représentaient des cabinets de CII, la FMCI et l’ANPME. Les entreprises industrielles n’ont pu être suffisamment mobilisées et étaient essentiellement représentées par la CGEM. Cette stratégie découle de l’analyse SWOT du secteur du CII réalisée précédemment. Elle vise à exploiter le potentiel de développement du marché du CII auprès des entreprises industrielles en exploitant les forces du secteur du CII et en réduisant ses faiblesses. Ses principes clés tournent autour de la création de passerelles et l’utilisation des relais existants entre le secteur du CII et ceux de l’industrie, le développement de points d’ancrages servant de base à la  démultiplication des effets des interventions.
Cette stratégie est en premier lieu proposée pour le secteur du conseil et de l’ingénierie industrielle (offre). Mais, elle a également l’ambition de proposer des interventions au niveau des autres aspects influençant le marché du CII: les conditions cadre, la demande de services par l’industrie et la réduction des coûts de transaction. Quant à son application, tout un plan d’actions, déclinées par différents axes stratégiques (renforcement institutionnel du secteur, services au secteur, soutien à la demande, réductions des coûts de transaction...), est prévu.
Tout cela est fort utile, néanmoins, il faudrait tenir compte du fait que l’expérience acquise dans les pays industrialisés (benchmark) montre, par ailleurs, que si les interventions comme celles présentées plus haut ont certes un effet bénéfique, elles servent uniquement de catalyseur. Elles ne peuvent piloter la modernisation des PME à elles seules. De même, elles ne permettent pas de surmonter les contraintes de l’environnement des marchés si elles existent.

Babacar NDiaye

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(Source: ANPME)



 

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