Les responsables Lafarge Maroc s’investissent dans la production propre. Une démarche qui ne date pas d’aujourd’hui. En effet, dans sa politique de développement durable, le Groupe Lafarge s’est engagé à réduire de 20 % ses émissions de gaz à effet de serre par tonne de ciment produite au niveau mondial entre 1990 et 2010 et soutient activement les initiatives de ses filiales pour développer les projets dans le cadre du développement propre (MDP). C’est dans ce cadre que s’inscrit d’ailleurs la nouvelle convention, signée mercredi 9 février 2005 à Rabat, entre Lafarge Maroc et le Fond français de l’environnement mondial devant des invités de marque. Le partenariat ainsi établi se focalise sur le montage d’une première opération de MDP, sur un parc éolien de 10 MW. Selon les termes de la convention, le FFEM apporte son expertise et des ressources financières pour accompagner l’un des premiers projets MDP dans un partenariat francophone, «rodant» à cette occasion, les dispositifs techniques, institutionnels et juridiques associés à ce projet. Sur un autre plan, le partenariat Lafarge Maroc et le FFEM comportent trois volets à savoir l’enregistrement du projet MDP auprès de l’UNCFCCC (convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques) contrôle et certification des réductions de gaz à effet de serre réalisées grâce au parc éolien sur une première période de 12 mois. Cela se traduit par le contrôle des réductions d’émissions par Lafarge Maroc mais aussi par la vérification par un organisme agréé ainsi que la certification des quantités d’émissions économisées. C’est au terme de cette certification que le Conseil Exécutiuif du MDP accordera à Lafarge Maroc les unités de crédit carbone correspondantes. Dans la troisième phase, il s’agira de la communication et la capitalisation de l’expérience. Pour ce qui est du calendrier MDP, la convention stipule que l’objectif et le projet soient enregistrés auprès de l’UNFCCC avant le 30 juin 2005 et que les réductions d’émissions soient vérifées et certifiées avant le 30 juillet 2006. Une vraie course contre la montre pour les responsables de Lafarge Maroc.
M.S.
Parc éolien de Tétouan
Le parc éolien de Lafarge Maroc, en cours de réalisation, est situé sur une crête à proximité de Tétouan, où les vitesses moyennes de vent sont comprises entre 9,2 et 10,9 rn/s à 44m de hauteur. Ce parc alimentera la nouvelle cimenterie de Tétouan pour 40 % de sa consommation électrique. Cette cimenterie, d’une capacité d’un million de tonnes, approvisionne un marché en plein développement du fait des infrastructures en cours de réalisation et de la nouvelle dynamique économique de la région nord du Maroc. Le projet de parc éolien, représente un investissement de 110 millions de dirhams. La réalisation du projet est bien avancée: le génie civil est achevé et les matériels seront bientôt montés. La mise en service est prévue en mai 2005. Le parc éolien comprend l’installation de 12 aérogénérateurs de 850 kW, fonctionnant avec des rotors de 52m de diamètre et tournant à une vitesse de 26 t/mn. La production moyenne annuelle du parc est estimée à 40 GWh. Le parc éolien couvrira 40% environ des besoins en électricité de la cimenterie à pleine capacité, ce qui constitue une première mondiale en termes d’approvisionnement en électricité d’une cimenterie par les énergies renouvelables. Ce parc permettra une réduction des émissions de gaz à effet de serre estimée à 38.000 tonnes de C02
Le projet de Lafarge Maroc s’inscrit dans le cadre des objectifs environnementaux du groupe LAFARGE qui a pris l’engagement de réduire de 20% ses émissions mondiales de gaz à effets de serre sur une période de 20 ans.
Les projets du FFEM au Maroc
Les interventions du FFEM au Maroc s’inscrivent dans le cadre de la stratégie retenue par le gouvernement marocain dans son Plan d’Action National pour l’Environnement (PANE), par un soutien actif au financement de projets comportant des objectifs de protection de la biodiversité, des eaux internationales et de lutte contre l’effet de serre.
Elles portent également sur ses activités connexes : “ Fonds multilatéral du Protocole de Montréal ”(préservation de la couche d’ozone), dont l’objectif est de financer sous forme de dons des projets de réduction des Substances Appauvrissant la couche d’Ozone (SAO) et la “Facilité d’Appui aux Activités Exécutées Conjointement” qui a été créée dans le but de faciliter la mise en place effective des mécanismes de flexibilité prévus par le Protocole de Kyoto: Mise en oeuvre conjointe (MCO) et Mécanisme de développement Propre (MDP). Plusieurs projets figurent dans l’agenda du FFEM. On peut citer, à titre d’illustration les projets identifiés dans la biodiversité et qui entre dans le cadre du “Programme d’Action Stratégique du vlan d’action pour la méditerranée” (PASMED), financé par plusieurs bailleurs de fonds, pour un montant total de 12,3 MEUR: FEM, PNUE, METAP, PAM, Etats du pourtour méditerranéen et FFEM. L’un des projet porte sur la protection de six espèces d’antilopes sahélo-sahariennes. Sept pays (Mali, Maroc, Mauritanie, Niger, Sénégal, Tchad et Tunisie) sont intéressés, par ce projet, pour sauvegarder efficacement les espèces visées.