Peut-on se départir de la politique? Non, bien sûr, car quand bien même vous n’allez pas vers elle, elle viendra inéluctablement vers vous. Pourtant, le Technopark de Casablanca, qui est sur une très belle ascension s’en passerait volontiers. Telle une gangrène, elle est en train de miner la vie de ce bel outil. Son rôle premier n’est-il pas de multiplier les incubateurs, de dynamiser les espaces d’expositions afin que les start-up développent et dévoilent leur savoir-faire...? Tâche que l’équipe actuelle accomplit tant bien que mal. Hep, pas si vite, dans vos conclusions ..., nous ne nous faisons l’avocat de personne. Mais a-t-elle seulement les moyens de ses ambitions? Comment peut-on, d’ailleurs, expliquer que chaque fois qu’arrive une nouvelle équipe gouvernementale, automatiquement de nouvelles têtes débarquent, au détriment du planning et des développements entamés?
Des voix s’élèvent afin que les hommes du métier soient davantage impliqués dans cet important projet. Ces mêmes observateurs réclament l’établissement d’un Haut Commissariat devant s’occuper de la filière des NTIC, à l’image des Eaux et Forêts, du Plan...
De leur avis, il y va de l’avenir de cet importantissime projet, l’un des socles de la lutte contre la fracture numérique.
Aujourd’hui, suite à des prix de loyers qui commencent à être insupportables (allant du simple au double, presque), des sociétés sont en train de quitter ce lieu, quasi-culte pour tout informaticien, pour aller s’installer en face au Zénith. Pourtant la vocation première du Technopark a été d’héberger ces frêles sociétés qui peuvent rayonner et essaimer, à condition qu’elles soient soutenues.
Daouda MBaye