S’il n’a pas été beaucoup question d’une mise à niveau lors de l’Assemblée générale ordinaire de la Fédération de la chimie et de la parachimie, on s’est beaucoup intéressé par contre à la dépollution. Laquelle ne peut être réalisée sans une stratégie globale pour tout le secteur.
L’Assemblée générale ordinaire de la Fédération de la chimie et de la parachimie, organisée le jeudi 27 février à Casablanca, a tenu toutes ses promesses. Puisque parallèlement à cette rencontre, d’autres conférences ont eu lieu notamment sur les aspects environnementaux où il a été beaucoup question du fonds de dépollution industrielle ainsi que du projet de gestion profitable. Un fonds d’ailleurs qui devra permettre aux industries nationales de s’équiper de nouvelles technologies capables de lutter efficacement contre les émissions de carbone. Une occasion aussi pour M. Mohammed El Morabit, Secrétaire d’État chargé de l’Environnement auprès du ministre chargé de l’Aménagement du territoire, de l’eau et de l’environnement, de mettre en exergue la politique gouvernementale dans ce domaine.
Démarche qualité
L’AGO a été également un moment de faire un état des lieux et procéder à une analyse approfondie de la chimie et de la parachimie au Maroc. Le bilan dressé, à ce sujet, est évocateur à plus d’un titre. Mais le clou de la rencontre a été, sans conteste, le rapport moral de la FCP au titre de l’année 2002.
Depuis sa création en mars 1993, la FCP s’est donnée pour priorité la résolution d’un ensemble de questions à même de dynamiser cette profession. Parmi ces questions figurent le problème de l’environnement, la nomenclature et la classification des normes de sécurité, le transport et le stockage des produits dangereux. Ce dernier est aujourd’hui l’une des préoccupation du gouvernement où une nouvelle loi devra voir le jour prochainement sur les conditions de transport et de stockage des produits dangereux. Parallèlement à ce «combat», la Fédération s’est attelée à d’autres activités, notamment la professionnalisation du secteur, l’élargissement de ce métier à des secteurs autres qu’industries sans oublier l’établissement de relations avec les ministères et les organismes nationaux et étrangers. Ces conventions et partenariats ont permis la mise en place de l’arsenal juridique et réglementaire relatif à la gestion des déchets et à leur élimination ainsi que leurs impacts sur l’environnement. Pour ce qui est de la démarche qualité, une commission a vu le jour en vue de certifier les industries chimiques et parachimiques. Pour ce qui est des ressources de la Fédération, les responsables soulignent qu’un bon niveau d’entrée de cotisations a été enregistré durant l’exercice 2002. Toutefois, ont-il fait remarquer, ce niveau reste en deçà de l’exercice précédent suite, principalement, à la disparition de General-tire. Quant à l’avenir du secteur, l’AGO a permis de dégager des pistes de réflexion pour permettre à la profession de s’intégrer graduellement dans la mondialisation. Pour ce faire la présence des professionnels à des salons et expositions d’ici ou d’ailleurs permettra de détecter la force et la faiblesse de la chimie et de la parachimie nationale sans oublier l’établissement de partenariats pour un échange de connaissances et de compétence. Mais si tout semble aller dans le sens souhaité par la FCP, il convient de signaler que le talon d’Achille reste la production propre pour nos industries de chimie et parachimie, auquel cas il faudra employer les gros moyens.
M.S.