Actualité | Economie | Entreprise | Finance | Grand Public | Lire, Voir, Entendre

Rechercher :
  
Edition


Administration
Articles » Entreprise
Un outil de pilotage à ne pas ignorer Verve/ Sociologie du travail

Auteur :

Dans cet entretien avec M. Youness Bellatif, Directeur Général de Convergence Conseil, la voix de l’expert est on ne peut plus limpide: «Le bilan social devient alors un moyen puissant de pilotage de l’entreprise, c’est un moyen de gestion». Aussi, considérant que les compétences humaines sont aussi une ressource pour l’entreprise, il susurre que le bilan social, certes pas encore obligatoire, pourrait accélérer la marche de l’entreprise marocaine vers plus de modernité.  

La Nouvelle Tribune: Peut-on affirmer que la notion de bilan social (bilan de la formation des employés et de l’équité envers les salariés) est courante au Maroc?
M. Youness Bellatif: Non elle n’est pas courante pour 2 raisons :
- Elle n’est pas obligatoire
- Les entreprises ne se la représentent pas comme étant nécessaire au pilotage de leurs entreprises

Les entreprises d’une certaine taille, qui ne produisent pas de documents pour déterminer la situation sociale de leurs entreprises, ne manquent-elles pas un pan entier de leur état réel ?
C’est sûr, car aujourd’hui les compétences humaines sont devenues des ressources pour l’entreprise. Et en tant que telles, sans tomber dans de l’humanisme mais en ayant une réflexion socio économique, ces ressources doivent être optimisées et entretenues. Le bilan social devient alors un moyen puissant de pilotage de l’entreprise, c’est un moyen de gestion.

Après des crises sociales récurrentes, l’adoption d’un tel document ne pourrait-il pas améliorer l’épanouissement des travailleurs ?
Pour «lire» l’avenir il faut savoir «lire» le passé et le présent, le bilan social est un outil efficace pour faire le diagnostic social d’une structure et donc d’analyser l’ensemble des faits grâce à des tableaux de bord sociaux pertinents pour l’entreprise (turn over, formation, compétences, accidents du travail, mouvements sociaux…). Il peut donc participer à désamorcer des crises sociales éventuelles, de les anticiper et de les traiter.

Au sein d’organisations où le bilan social est encore ignoré, est-ce qu’une politique privilégiant plus de dialogue et d’information ne serait pas un précurseur au bilan social ?
Pourquoi ne pas faire d’une pierre deux coups et de faire de l’introduction directe du bilan social l’amorce d’un dialogue plus dense avec l’ensemble des salariés. Il est clair que cela se prépare, entre autres, en expliquant les finalités d’une telle démarche, afin d’éviter toute crainte non justifiée de la part des salariés (recueil d’information confidentielle, surveillance….).

Propos recueillis par
Daouda MBaye



 

Hebdomadaire marocain paraissant le jeudi - Directeur de la publication: Fahd Yata 320 BD Zerktouni, angle rue Bouardel - Casablanca - Maroc
Tel : +212 (0) 22 42 46 70 (7 lignes groupées) | Fax : +212 (0) 22 20 00 31
eMail :  
courrier@lanouvelletribune.com | www.lanouvelletribune.com