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Le coup de balai d’Onyx Maroc Ordures ménagères

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Les ordures ménagères sont aujourd'hui indissociables des activités de Onyx Maroc qui assure la propreté dans la commune de Rabat-Hassan. Depuis la signature du contrat, le 28/02/2002 et pour une durée de 6 ans, le progrès est patent. Et il y a de quoi puisque c'est près de 250 personnes qui sont mobilisées, par Onyx Maroc,  dans le ramassage et le nettoyage dans cette Commune. D'ailleurs, c’est avec bonheur que les habitants des différents quartiers de ces localités accueillent le changement qui s’opère dans leur cité, notamment le ramassage des ordures et, par ricochet, la propreté des lieux. Le nouveau concessionnaire entend ainsi redonner toute la splendeur à cette partie de la capitale administrative du Royaume. Pas un quartier où des éboueurs ne sont pas actifs, le tout rehaussé par un nouveau plan de ramassage des ordures ménagères  Un fait palpable dans tous les domaines. Des rues aux jardins en passant par les trottoirs, Rabat-Hassan renoue peu à peu avec la propreté. Et les citoyens de ces localités suivent de près ce changement qui apporte une touche de fraîcheur dans leur vie quotidienne. “Les choses commencent à bouger. Il y a moins d’ordures qu’avant sur les routes. Il y a une présence remarquée de la nouvelle société tandis que la Commune s’implique davantage dans ce programme”, explique ce vieux commerçant. Pour lui, il s’agit d’une excellente démarche pour le bien de la santé de la population. Cependant, il reste perplexe du fait que tout cela ne peut être qu’un trompe l’oeil. Car Onyx Maroc devrait être jugé dans la durée et non dans l'immédiateté de ses actions. En la matière, Onyx Maroc a mis le paquet dans les zones qu'elle assume à savoir El Akkari, l'Océan, la Médina, les Ouddayas, les plages, l’enceinte du Palais, Diour Jamaa et le Centre-ville. Puisque c'est 500 corbeilles et plus de 2000 conteneurs qui sont installés et des bennes qui sillonnent tous les quartiers de façon quotidienne. Mais c’est dans les quartiers surpeuplés tels que Akkari et Océan que l’action du concessionnaire est bien ressentie. Au quartier Océan, en effet, il n’y a pas une seule famille, que nous avons contactée qui n’apprécie pas ce qu’est en train de devenir le nouveau visage de leurs habitations. Bien au contraire, c’est avec un ouf de soulagement que les populations de ces zones défavorisées ont accueilli le travail entrepris par la nouvelle société en matière de propreté de la ville. Ici, il n’y a pas si longtemps, les immondices jonchaient tout le long de la route. C’est difficilement que les gens  se frayaient un passage. Pendant la journée, les vendeurs et autres étalagistes laissaient derrière eux toutes sortes d’ordures. Une vraie pagaille. D’un côté, les vendeurs de poissons, de l’autre les commerçants de fruits et légumes et le drame c’est qu’aucun de ces commerçants ne se souciait de la propreté. “Nous ne pouvons qu’applaudir le travail du nouveau prestataire car il faut dire que c’était devenu insupportable. On ne pouvait même plus respirer”, soupire le gérant de café qui jouxte le marché. Il en a fallu de peu pour qu’il ne fasse signer une pétition contre ces vendeurs qui ne respectent aucune règle d’hygiène. “Nous avons tout essayé pour que les vendeurs soient ramenés à l’ordre mais en vain. Maintenant, je crois qu’ils seront obligés d’entretenir les lieux. Cette situation ne pouvait plus continuer. Et si jamais, on revenait aux pratiques anciennes, nous serions amenés à faire une pétition”, ajoute-t-il. Naturellement, les étalagistes ne font pas cas  de ces critiques. Ils se disent être en droit de survivre. “Beaucoup de gens croient que nous, les vendeurs ambulants au marché, nous sommes nuisibles à la société parce que nous laissons traîner les ordures à longueur de journée. Nous ne cherchons qu’à travailler au lieu de voler ou agresser les gens ”, confie KL vendeur de poisson. A la question de savoir pour quelle raison, il ne peut pas ramasser ses ordures, une fois qu’il a terminé son travail, la réponse est sans équivoque "ce n'est pas notre affaire". Cependant, il reconnaît que la propreté du quartier est l’affaire de tous car il en va de la santé de tout le monde. Les actes de vandalisme à l'encontre des corbeilles, des bacs et des conteneurs ne sont pas aussi de nature à faciliter la tâche à Onyx Maroc. Du côté de la société Onyx qui a la sous-traitance de balayage des rues, il y a encore beaucoup à faire. Ses employés qui sillonnent tous ces quartiers font un effort surdimensionné. Dans leur tenue fluorescente, ils font la fierté de la Commune. Très tôt le matin, on les retrouve dans tous les coins. Secteur par secteur, ruelle par ruelle, tout est passé au peigne fin. AD est employé à Onyx, il s’occupe d’un secteur à Akkari. “Au départ, quand j’ai été recruté en tant que balayeur, j’avais vraiment honte. Mais avec le temps, j’ai fini par aimer ce métier. En fait, c’étaient mes amis qui le trouvaient dévalorisant alors que moi j’avais besoin de ce job pour venir en aide à ma famille. ” Il ne pouvait en être autrement pour ce jeune de 25 ans. En effet, AD n’a pas terminé ses études. Très tôt, il a dû abandonner les bancs suite au décès de son père. Il s’est alors vu prendre en main la charge de la famille. Quand il a appris que la société Onyx recrutait des jeunes, il n’a pas hésité un seul instant. “Ici, au moins, je suis assuré et déclaré à la CNSS. Je peux bénéficier des congés et j’ai un salaire mensuel.” Dans la rue, son premier contact avec sa nouvelle fonction n’a pas été facile. “Le jour où j’ai commencé ce boulot, les gens me regardaient comme si j’étais un extraterrestre. Certains étaient tellement curieux qu’ils venaient m’interroger sur ma ville natale et pourquoi je faisais ce travail. Mais aujourd’hui, ces questions ne se posent plus. Il y a même des familles qui me donnent le petit déjeuner. Vraiment, je me sens très bien dans ce travail.” Mais est-ce que le moral de ce jeune va rester le même, une fois que l’hiver va commencer. Une question à laquelle AD n’a pas voulu répondre. Pour les bénéficiaires, c’est-à-dire la population elle-même, il faut encourager ces jeunes qui prennent soin du quartier. Tel est le conseil donné par l’imam du coin. “Ces jeunes balayeurs auront toujours ma bénédiction car ils font un travail formidable. Nous devrons les aider au lieu de les critiquer même s'ils travaillent au compte d'une société”. Sur un autre plan, notamment la sécurité et la formation (voir encadré), Onyx Maroc, met actuellement en place un vaste programme. Toutefois la propreté de la capitale administrative doit être prise dans sa globalité. Le morcellement de la ville entre quatre sociétés prestataires n'allège guère la tâche même si c'est le souci d'émulation qui aurait motivé une telle option. Selon des rumeurs dans les couloirs de la wilaya, cette situation sera remédiée lors du renouvellement des contrats. Il semblerait que Onyx, filiale de Veolia environnement devrait remporter le marché final. Forte déjà d'une présence de quatre contrats de concession dans quatre ville du Royaume (Fès, Rabat, Oujda et Safi) et un chiffre d'affaire de 100 millions de dirhams, Onyx Maroc collecte chaque année plus de 300 000 tonnes de déchets ménagers et orduriers. Elle emploie plus de 1000 personnes à travers le Maroc. Onyx Maroc est également présent sur chantier social avec un Prix à la main qui est celui de la fondation Mohammed VI pour la Protection de l'Environnement, pour son action dans l'opération des plages propres à Salé. Elle a également manifesté son action de solidarité aux habitants d' Al Houceima, lors du séisme qui a touché cette région, par la mise à disposition de trois camions Onyx et leurs équipes pendant deux mois. L'autre question, pour la propreté de Rabat, concernent les décharges publiques de Rabat et de Salé. Certes, l'appel d'offre est lancé mais des inquiétudes règnent chez les prestataires car dans ce genre de métier le moins-disant n'est pas forcément le plus efficace ou dynamique.           

M.S.  

Quand Onyx rime avec sécurité

L'effort en matière de prévention sécurité qui doit être porté en priorité sur la protection du personnel doit être renforcé par une meilleure efficacité au travail, une maîtrise des coûts et la reconnaissance de la qualité des services. M. Omar Regraga, qui est responsable du dossier sécurité et formation, au sein de Onyx Maroc, ne manque pas d'arguments pour parler du bien-fondé de cette cellule. Pour lui, la sécurité du personnel est une préoccupation permanente et majeure puisque le souci de la société est de garantir l'intégrité physique de chacune et de chacun où qu'ils soient et dans toutes les situations de travail. Dans ce sens la prévention et la maîtrise des risques seront intégrées à la gestion et aux prises de décisions quotidiennes dans les exploitations. Ce qui suppose que la conformité des installations aux règlements en vigueur sera garantie. Dans ce projet, M. Regraga souligne avec force la formation à la connaissance des risques et des mesures de prévention, qui sera assurée pour chaque salarié et pour les personnes extérieures. Dans le même sillage l'évaluation des risques professionnels sera intégrée dans une phase de conception, d'étude et d'exploitation de tout nouveau projet ou contrat.
Enfin, la démarche d'amélioration continue sera basée sur l'échange des bonnes pratiques, sur le développement et la diffusion d'une culture sécurité au sein de l'entreprise. Car une fois que l'agent a en main les clefs de sa propre sécurité, concrétisées par une formation adéquate, cela peut entraîner automatiquement une diminution des accidents et booster le rendement. C'est pour cela d'ailleurs qu'actuellement un audit est en cours. Ce qui va permettre de faire l'évaluation de chaque Agence Onyx au Maroc, des intérimaires et communaux. C'est un programme qui s'aligne sur la politique et les objectifs de prévention hygiène sécurité Onyx France (la société mère). Nous y reviendrons.

Trois questions à M. Frédéric Duvelle, Directeur Général d’Onyx Maroc
La gestion des ordures pose problème

La nouvelle Tribune : Quel constat pouvez-vous faire de l’exercice de ce métier dans la commune Rabat-Hassan ?
M. Frédéric Duvelle :
Je ne dirais pas qu'il s'agit d'un travail aisé. Dans notre jargon, il est délicat de reprocher à une personne son attitude vis-à-vis de la propreté. Notre approche a été donc de commencer par les jeunes et les enfants pour réussir dans cette démarche. Car c’est par eux que l'on peut faire passer des messages et sensibiliser les grandes personnes. Il faut le dire, nous travaillons beaucoup avec les enfants dans ce domaine tout comme avec les autorités locales. Depuis que nous avons la gestion déléguée du ramassage des ordures ménagères dans la Commune de Rabat-Hassan, les choses sont un peu différentes en raison de la situation géographique de notre zone d'intervention. Nous sentons qu'il y a de l'amélioration dans le bon sens bien qu'il existe encore des gens qui ne respectent pas les consignes. À Rabat, c'est plus facile qu'ailleurs. De plus en plus, les populations se sentent concernées par la propreté. À ce sujet, elles adhèrent à notre politique de ramassage et  elles deviennent de plus en plus exigeantes.

Qu'en est-il des investissements ?
À Onyx, nous respectons l'individu en tant qu'être humain. Nous le formons, lui donnons  les outils et les connaissances nécessaires pour faire le travail. Pour nous donc, l'essentiel est de faire de lui un ambassadeur de la propreté. Dans ce sens, nous avons un Centre de formation Veolia Maroc appelé "Campus Veolia Maroc". Une première du genre ici. Tout le personnel de Rabat peut en profiter. Sur le terrain, cela se renforce par des corbeilles et des conteneurs qui sont respectivement de l'ordre de 500 et plus de 2000 avec 250 agents mobilisés à Rabat avec un chiffre d'affaires de 26,5 MDH, des bennes à ordures ménagères et des balayeuses mécaniques. La durée du contrat est de six ans. À Fès, ce chiffre d'affaires est de 19 MDH pour un contrat de 5 ans et un staff de 250 personnes. Notre contrat d'Oujda est d'une durée de 7 ans avec un chiffre d'affaires de 27 millions. Il mobilise 250 personnes. Enfin, à Safi, notre chiffre d'affaires est relativement important  puisqu'il atteint les 30 MDH. La concession, d'une durée de 7 ans, emploie 270 personnes. Notre investissement concerne surtout qui doit être renouvelé tous les 5 ans avec un parc de 37 véhicules toutes catégories confondues

Quelles sont vos ambitions pour la ville de Rabat ?
En terme de collecte, nous arrivons à des résultats satisfaisants. Cependant, si l'on pouvait nous confier l'ensemble de la ville de Rabat, ce serait une bonne chose et on uniformisera la propreté dans la ville. C'est-à-dire il y aura un standard de propreté dans toutes les communes. Ce qui n'est pas le cas actuellement avec la présence de trois autres sociétés sur le terrain. Onyx Maroc a, à ce sujet, les moyens et le personnel nécessaires pour réaliser une telle unicité. Toutefois, le vrai problème  de la ville de Rabat ne se situe pas au niveau de la collecte des ordures mais au niveau de la destruction des déchets qui pose actuellement problème. La décharge est une problématique qu'il faudra résoudre le plus rapidement possible car en la matière le Maroc accuse un retard par rapport à beaucoup de pays. Dans tous les cas, le jour où les deux décharges ( de Rabat et de Salé) fermeront leur porte, ce sera le plus grand jour du Maroc dans la protection de l'environnement. C'est une interpellation pour l'ensemble des autorités du Maroc. Et à Onyx, nous nous inscrivons à toutes démarches pouvant aboutir à la réalisation d'un tel projet. C'est-à-dire la construction de nouvelles décharges publiques.

Propos recueillis
par Mamady Sidibé



 

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