Après deux années d'existence, SN Brussels Airlines, née des cendres de la défunte Sabena lance la ligne Bruxelles-Casablanca.
Opérationnelle depuis le 17 février 2004, cette ligne vient répondre à une demande très significative, qui va crescendo. "Notre objectif est de mettre en place une “autoroute” entre Casablanca et Bruxelles avec un trafic intensifié", a déclaré M. Peter Davies, Directeur Général exécutif de SN Brussels AirLines lors du point de presse organisé à Casablanca, le mercredi 13 octobre 2004. Il est à préciser que ce sont quelque 102 600 personnes qui ont effectué le voyage entre Casablanca et Bruxelles durant l'année 2003, ce qui équivaut à une moyenne de 280 passagers par jour. La Belgique compte une communauté marocaine d'environ 300 000 personnes qui effectuent, en moyenne, deux voyages par an. Tout comme le Maroc accueille une communauté Belge de près de 2500 personnes, qui effectuent, en moyenne, 3 déplacements par a. Par ailleurs, il est à signaler que durant ces dernières années, les voyages de plaisir ont connu une nette expansion (90 000 voyageurs /an ), avec un intérêt particulier pour Agadir, Fès et Marrakech. Forts de ce potentiel, les responsables de SN Brussels, comptent renforcer le trafic entre les deux capitales. "Notre espoir est que Casablanca devienne un hub”, dit-on chez SN Brussels Airlines. Actuellement 3 vols hebdomadaires sont réalisés par SN Brussels, ils passeront à 5 dans les semaines à venir. Grâce à un accord de code share, avec la RAM, les clients peuvent, en effet, profiter d'une meilleure fréquence.
D’autre part, lors de son intervention M. Peter Davies a rappelé que la concurrence des Low-coast n’inquiète pas la compagnie aérienne belge. “Nous faisons du full service, ce qui n’est pas le cas des compagnies low-coast. Cela nous permet de tenir face à cette concurrence. Nous opérons de manière différente et nos cibles sont également différentes.”, explique M. Davies. qui a également évoqué l’impact du prix du pétrole sur le secteur, mis à mal depuis le 11 septembre 2001. Le trafic des passagers a baissé de 4,8%. “Les prix du fuel ont connu une augmentation de près de 50% depuis janvier 2004. Partant, il est extrêmement difficile de réaliser des bénéfices.”
Pour autant, M. Davies reste confiant en l’avenir. Selon lui, SN Brussels Airlines est prête à relever le défi et à aller de l’avant. Deux critères en sont déterminants : un service de qualité et des prix compétitifs. La compagnie veut se concentrer sur le full service sans pour autant opérer une augmentation des tarifs. Le contraire est même possible.
“On s’en sort plutôt bien”, rappelle M. Davies. La compagnie compte sur 3,2 millions de passagers et dessert quelque 102 destinations. Ce qui lui permet de relier Bruxelles avec l’Europe, l’Afrique et les Etats Unis. Cette performance lui a valu le prix “Airline Excellence Award 2004” décerné par Skytrax (institution anglaise renommée pour ses sondages en matière de qualité aéronautique). Pour stimuler le nombre du trafic passager, le transporteur belge entend mettre en place le programme “frequent flyer” en vue de fidéliser ses clients. Ces derniers peuvent, grâce aux cumulés, gagner, transférer ou vendre des voyages. Ils peuvent aussi utiliser leurs miles auprès des agences de location de voitures. Les promotions spéciales et les tarifs week-ends adaptés aux familles des expatriés résidant en Belgique, s’inscrivent également dans cette politique de booster le nombre des usagers de la compagnie belge.
C’est dire que SN Brussels Airlines ne ménage pas ses efforts pour atteindre ses objectifs.
L.O