Cabinet d’avocats ou entreprise ? Les deux évidemment. Le cabinet Bassamat & Associées a tenu le samedi 2 décembre à Casablanca, une véritable convention d’entreprise à laquelle étaient conviés les 118 collaborateurs du cabinet, le bâtonnier de l’Ordre des Avocats, deux membres du Conseil de l’Ordre de Casablanca, les auditeurs comptables ainsi que les auditeurs ressources humaines du cabinet.
Créé en 1989 par trois avocates, Me Asmaa Laraqui, Me Bassamat Fassi Fihri et Me Rokia Kettani, le cabinet a connu un développement rapide et régulier. Depuis quelques années, les trois fondatrices ont introduit par doses successives, les instruments les plus modernes du management des entreprises. Le cabinet tourne autour d’un logiciel de gestion développé spécifiquement pour lui. Depuis deux ans, tout le courrier est adressé par messagerie électronique. En 2007, sera mise en place une plateforme extranet avec accès sécurisé permettant à chaque client de prendre connaissance de l’avancement de son dossier en temps réel, avec accès aux décisions de justice, publiées ou non publiées, dans les deux langues.
Le développement rapide du cabinet qui regroupe aujourd’hui 118 collaborateurs nécessite évidemment des adaptations continuelles. La dernière en date est un audit des ressources humaines doublé d’un diagnostic d’organisation. Une nouvelle organisation et un changement d’organigramme entreront donc en vigueur en janvier.
Tout cela a donné un menu consistant à la convention du cabinet tenue récemment à Casablanca. Comme toute entreprise moderne d’une certaine taille, un rapport d’activité a été présenté aux collaborateurs, ainsi que les objectifs de 2007. Fédérés par des valeurs communes, connaissant leurs objectifs et donc la finalité de leur effort, les 118 collaborateurs sont plus facilement mobilisés au service du cabinet-entreprise.
Le bâtonnier de l’ordre des avocats, Me Abdallah Dermiche ne s’y est d’ailleurs pas trompé. Dans une allocution qui a lancé les travaux de la journée, il a insisté sur les exigences croissantes des clients en matière d'assistance et de conseils juridiques et les nécessaires performances des cabinets d'avocats qui doivent aujourd'hui répondre à ces impératifs et se structurer comme une véritable entreprise pour faire face également aux effets de la mondialisation. Pour lui, les grands cabinets de la place, comme le cabinet Bassamat & associées, ont une responsabilité qui découle de leur leadership: faire avancer le secteur en s’organisant comme des entreprises, tout en continuant à le faire, comme par le passé, dans le strict respect des règles et usages de la profession.
Le cabinet Bassamat & Associées fonctionne aujourd’hui selon des règles de management ultramodernes et en s’appuyant sur les dernières technologies.