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Manpower prend le pouls des jeunes diplômés Carrières

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Cerner le positionnement des jeunes diplômés face à l’emploi pour mieux maîtriser le marché et agir activement en tant que baromètre pour une meilleure adéquation poste/profil, puis détecter, ce faisant, l’évolution du marché de l’emploi »* (en recourant à une analyse comparative des résultats des différentes enquêtes menées, entre 2000 et 2004). Clairement définis, les objectifs de l’enquête menée par le « Supermanpower » des cabinets de recrutement ! Après, ce n’est plus qu’une histoire de chiffres. De la statistique toute bête ; les pourcentages parlent d’eux-mêmes !
Parmi les sondés, 59% des hommes et 40% des femmes sont touchés par le chômage (le Maroc ne part pas en vrille ; le fort taux de chômage découle du fait que l’enquête s’est déroulée lors du Forum Carrières 2004, la foire des jobs, où accourent tous ceux qui cherchent du “taf”  !) Par ailleurs, 5% des hommes et 4% des femmes qui se sont pliés à l’enquête connaissent les affres du chômage longue durée. 56% des hommes et 40% des femmes du panel souffrent, quant à eux, du chômage courte durée.
Par ailleurs, 67% des universitaires sont au chômage, parmi lesquels 60% le sont depuis trois mois seulement. Selon Manpower, ce serait leur « formation universitaire théorique décalée de la réalité des entreprises » qui leur cause tant de tracas. Les Bac+5 souffrent davantage du chômage que les Bac +4 : 45% des premiers sont au chômage depuis une période culminant à 6 mois, ce qui pourrait, selon Manpower, être dû  « à leur profil plus pointu et à la réticence des entreprises envers leurs exigences ».

Formation ? Langues étrangères ? Pourquoi pas !

Autre constatation des responsables de Manpower, 20% des jeunes diplômés ont, en premier lieu, recours aux annonces presse dans leur recherche d’emploi, 20 % pour les candidatures spontanées et 19 % pour Internet (les 41 % restants, dont il n’est nulle part question, doivent attendre quelque manne céleste). Par contre, 58% des jeunes diplômés n’ont jamais bénéficié d’une formation sur les techniques de recherche d’emploi. Les acteurs de l’enseignement supérieur privé et public ont du pain sur la planche, estiment, en substance, les analystes de Manpower, qui les invitent à préparer leurs futurs lauréats à se différencier sur un marché de plus en plus concurrentiel.      
Il est à noter, en outre, que 99% de la population interviewée est bilingue, et domine l’outil informatique (99,8 %). Par rapport aux chiffres mis en lumière par les enquêtes réalisées par ce bureau de recrutement les années précédentes (de 2000 à 2004), il a été constaté une augmentation sensible du nombre de stages effectués par jeune diplômé (32% des interviewés ont effectué plus de 3 stages). Autre motif de satisfaction relevé lors de cette enquête, 94% des interviewés se disent partants pour des cycles de formation : les finances (24% chacune), l’informatique (15%) et le marketing (12%) sont mes domaines les plus à l’honneur (la tête sur les épaules, nos jeunes diplômés ; “Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années”).
Les secteurs les plus demandés sont ceux du commerce, des services et de l’industrie, ils représentent 64% des demandes et sont sollicités par les Bac+4 et Bac+5 (respectivement 64% et 65%). Le secteur public n’attire qu’une faible proportion de diplômés (10%). Les fonctions les plus demandées sont les finances et la comptabilité (21% par « tête de pipe »), suivies par l’ingénierie et le commercial (14 et 13%). Ce sont les Bac+2 qui sollicitent cette catégorie, en premier lieu (39%).
L’enquête révèle également, entre autres enseignements, que la rémunération souhaitée est fonction des études. Les universitaires ont des prétentions salariales élevées, supérieures à 9000 dirhams, tandis que les Bac+2 ne dépassent pas ce seuil, en général.

L’intérim ? Why not ?

Pour ce qui est de la perception des jeunes diplômés vis-à-vis de l’intérim, il ressort de l’enquête que 68% des jeunes diplômés croient en la capacité des cabinets à établir l’adéquation profil/emploi. « Un bon tiers » des interviewés estiment que le rôle du cabinet de recrutement est essentiellement un rôle de conseil et d’orientation.
73% des jeunes diplômés (dont 83% d’universitaires) se déclarent prêts à effectuer une mission d’intérim en guise de premier emploi. Ceci dit, 35% des jeunes diplômés Bac+5 et 32% des Bac+2 refusent de mettre le pied à l’étrier à l’occasion d’une mission d’intérim (il est des gens dont le but dans la vie est de décrocher un CDI !)
L’acceptabilité de l’intérim augmente avec l’allongement de la durée de chômage - les chômeurs connaissant mieux la réalité du marché et cherchant avec plus d’empressement à changer leur situation. Les attentes des jeunes diplômés envers les cabinets de recrutement sont, selon la durée de la période de chômage, différentes :
Plus elle est longue, et plus la demande d’information sur le marché de l’emploi est importante. Elle oscille entre 3% en début de période et 17% en fin de période. A l’inverse, plus la période de chômage est longue, et plus l’attente relative à l’adéquation du profil à l’emploi est marginale ; elle culmine à 37% en début de période, mais, en un rien de temps, s’effrite, se tarit, se consume, se rétracte : telle une peau de chagrin !

M.K.

*Dossier de presse Manpower



 

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