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Cosumar, du pur sucre Développement industriel

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L’industrie sucrière marocaine a connu un essor considérable grâce au plan sucrier mis en place depuis les années 60. Tel est aujourd’hui le constat qui se dégage dans le secteur. D’ailleurs, la visite guidée, organisée par la Compagnie sucrière marocaine (Cosumar)prouve qu’il y un bon cru pour les industriels du sucre notamment la filière de la betterave, et que tout porte à croire que la moisson 2004 ne ressemblera pas à celle des années précédentes. Bien sûr, en terme de qualité et de quantité. Mieux, depuis sa certification Iso 9001, version 2000, la Cosumar s’est taillée une place de choix sur le marché. À ce sujet, les responsables de la Cosumar soulignent qu’il s’agit là du fruit d’une démarche visant l’amélioration continue, laquelle fait partie intégrante de la stratégie de qualité de l’entreprise. Résultat :  Cosumar offre aujourd’hui
l’assurance d’une meilleure qualité des produits finis, d’un renforcement de la satisfaction client et d’un accroissement du professionnalisme ainsi que des compétences du personnel. Dans ce contexte, la libéralisation du secteur sucrier, annoncée en 1996, au mois de juillet pour être précis, a permis à la compagnie nationale de se positionner en vue de faire face aux nouveaux défis. Cependant, faut-il le rappeler, si certaines dispositions sont entrées en vigueur, dans le cadre de la libéralisation, beaucoup d’entraves subsistent pour une meilleure productivité du sucre notamment la libéralisation des prix des cultures sucrières et des produits finis à la consommation. Pour les industriels, ce cap devrait permettre de garantir l’équilibre économique global du système. Ce qui n’empêche pas pour autant Cosumar d’envisager une extension car les récents projets d’aménagements hydro-agricoles par l’État, dans le périmètre des Doukkala, ont porté les superficies dédiées à la betterave de 18 000 à 24 000 hectares. Pour consolider cette tendance, une convention a été signée en 2003 entre l’association des betteraviers et la chambre d’agriculture des Doukkala, laquelle réserve une superficie de 24 000 ha à la culture de la betterave ainsi qu’une priorité à l’eau d’irrigation en cas de sécheresse. Concernant, le projet d’extension de Cosumar, dont la première phase est prévue en mai 2005, la quantité de betteraves traitées sera de 1 330 000 tonnes traitées dont 176 000 tonnes de sucre blanc. Le montant de l’investissement est de 800 millions de dirhams.

Ahmed Bousserhane

Le secteur en bref

Au terme de l’exercice 2003, le marché national du sucre ainsi que la part de marché de COSUMAR ont évolué de façon progressive. Ainsi l’année 2003 est une année phare pour le marché national puisqu’il enregistre une très forte croissance avec un taux de progression de 5,5% alors que durant les dix dernières années, le taux de croissance annuel moyen a atteint seulement 2,4%. Par segment, l’analyse de l’évolution du marché fait ressortir une augmentation de 10,8% des pains, favorisée par une meilleure offre produits aussi bien par COSUMAR (+8%) que par les sucreries nationales, un retrait de 3,6% des lingots-morceaux. La concurrence exercée par les granulés sur l’activité morceaux justifie ce retrait, un accroissement de 4,3% des granulés, en étroite relation avec la progression du marché des industriels. La consommation nationale a porté en 2003 sur un volume de i 058 000 t, réparti entre les pains (39%), les lingots-morceaux (13%) et les granulés (48%). Détenant une part de marché de 67,5%. COSUMAR verra sa quote part dans la consommation nationale progresser d’environ 39 600 t/an. La consommation per capita est de l’ordre de 32 kg/an, contre 29 kg en Tunisie et en Egypte, 27 kg en Algérie, 46 kg en Libye, 34 kg dans les pays de la CEE, 45 kg au Mexique et 65 kg au Brésil du Nord. Dans le cas du Maroc, il s’agit principalement d’une consommation de bouche, contrairement aux pays développés dans lesquels la consommation indirecte est plus importante. Ce qui laisse entrevoir un grand potentiel de développement pour la consommation industrielle. En conséquence, les quantités additionnelles de sucre, engendrées par l’extension de la capacité de traitement de la betterave, 18 000 t en 2005 et 19 000 t en 2006, seront nettement inférieures à la progression du marché et ne doivent poser aucune difficulté pour leur écoulement.



 

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