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Lydec, objectif performance

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La logique d’une prestation de qualité est implacable : professionnaliser ou végéter. Consciente de cette donne, le vocable performance du service chez Lydec ne sonne pas, semble-t-il, creux. Les chiffres parlent, d’ailleurs, d’eux-mêmes. 4 129 millions de Dhs ont été investis pour la réalisation de divers projets entre août 1997 et septembre 2003 dont 2 389,3 millions de Dhs en fonds propres. 20% de ce montant ( 4 129 MDH) ont été consacrés pour l’eau potable (835 MDH), 30% pour l’électricité (1 209 MDH) et 34% pour l’assainissement liquide (1 405 MDH). La part des investissements dans les moyens communs s’établit à 16% (680 MDH). Cette enveloppe est entièrement orientée vers l’amélioration du service rendu aux clients (réaménagement et équipement des agences) et l’optimisation des conditions de travail. Mais là, ce n’est pas le problème. L’importance d’une entreprise privée de service aux publics, comme Lydec, est essentiellement tributaire des résultats des missions dont elle a la charge 24/24. En somme, Lydec arrive-t-elle à répondre aux exigences des habitants de la Wilaya de Casablanca, en tenant compte de l’ensemble des réalités sociales et économiques de la ville?

Tout ou presque

A cette question, la Direction de Lydec apporte de multiples réponses démontrant  que réussir une mission du genre dans une ville comme Casablanca, métropole tentaculaire de près de 4 millions d’habitants, n’est pas une chose aisée.
Ainsi pour ce qui est d’abord de la qualité de l’eau qu’elle fournit pour la population casablancaise, les responsables de cette entreprise restent rassurants. Lydec a envisagé un plan d’action en la matière qui a permis, selon eux, d’atteindre un taux de conformité dépassant 99%. Ce plan d’action concerne plusieurs champs d’intervention. Les actions sur les réseaux qui concernent les modes opératoires appliqués et dont l’objectif consiste à désinfecter tous les équipements avant leur mise en service sur le réseau existant lors de travaux neufs ou d’entretien. L’on trouve là aussi le Bureau Central de Conduite (BCC) où certains paramètres qualitatifs comme la turbidité ou le chlore résiduel sont surveillés en temps réel. En cas d’écart, des actions correctives sont immédiatement engagées. Lydec a prévu aussi à ce niveau un Programme de lutte contre les «eaux rouges». Par ailleurs, une étude de la qualité des eaux de la nappe phréatique menée par Lydec a révélé que 85% des eaux de puits analysées ne sont pas conformes aux standards aussi bien nationaux qu’internationaux en matière de qualité d’une eau potable consommable. L’enveloppe allouée au service de l’eau en 2003 a atteint 143,6 MDH. L’infrastructure de l’eau potable, elle, se compose actuellement de 36 réservoirs et châteaux d’eau totalisant 608 769 m3 de stockage, 15 stations de pompage, 3 618 Km de réseau. La clientèle, pour sa part, est estimée au nombre de 631 494. Concernant le volet électricité, là encore, Lydec affiche de l’optimisme à l’horizon. En 2003, l’entreprise a investi 273,4 MDH.  672 466 clients de la Wilaya du Grand Casablanca bénéficient de ce service. Pour les dirigeants de cette entreprise, l’année 2003 a permis une avancée importante dans le processus de renforcement et de maintien qualitatif du réseau électrique de la métropole économique. Les actions mises en oeuvre ont permis de maintenir le niveau de rendement à 92,4% alors que l’énergie distribuée a augmenté de 3% par rapport à 2002. Ces mesures ont été appuyées par les actions visant à réduire les consommations non facturées ( suppression des fraudes et des raccordements clandestins, détection et correction des anomalies sur les compteurs électriques...). Côté facturation, il a été question à El Jadida de mettre les points sur les «i» au sujet de ce volet.

Ombre  et lumière

D’emblée, les responsables de Lydec ont tenu à préciser que ce procédé ne relève pas de leur compétence. Il s’agit d’un système par tranche progressive à connotation tarifaire nationale. M.Guy Canavy Directeur Général de Lydec a souligné que le fait de croire que le privé est nettement cher, est une hypothèse fausse. Lydec économise, ajoute-t-il, 25 millions de m3/an et elle a à son compte plus de productivité. Ce qui explique, selon lui, que Lydec offre des prix corrects. « Dans les pays nordiques où le public est fortement présent, les prix de l’eau et de l’électricité sont beaucoup plus chers qu’en France où la plupart des services publics sont confiés au privé», dit-il avant de conclure que la clé du succès de la gestion déléguée d’un service public se situe essentiellement au niveau d’un partenariat win-win durable avec toutes les parties prenantes.
Pour ce qui est de l’assainissement liquide, ce service est placé, d’après Lydec, au centre de ses priorités. D’importants moyens matériels et humains y sont réservés chaque année pour maîtriser l’évacuation des eaux pluviales. Le nombre de points répertoriés comme sensibles est passé de 54 en 1997 à 12 en 2004. L’investissement phare dans ce domaine reste le délestage du collecteur qui a permis de sécuriser toute la zone de Derb El Soltane El Fida ainsi que le lancement des travaux du canal de délestage de l’Oued El Maleh. En 2003, Lydec a prévu un investissement de 233,2 MDH pour l’extension de l’infrastructure de l’assainissement liquide, la gestion des risques de débordement et les actions de protection de l’environnement. Enfin, le service d’Eclairage public dont la charge a été confiée à Lydec et ce depuis le 8 janvier 2004, est qualifié de mission citoyenne au service de la capitale économique. Le taux moyen d’éclairement a atteint 81% avec 6000 points lumineux remis en service à fin avril. Le délai moyen de dépannage est actuellement inférieur à 48 heures. Le réseau d’éclairage s’étend sur 2 240 Km de voies éclairées, équipées de 92 400 points lumineux dont 41% sont installés sur le réseau de distribution d’électricité. L’objectif de premier plan aujourd’hui consiste à atteindre un taux d’éclairement de 85 à 90% en six mois. Le taux d’éclairage de la ville est passé en général de 68% à fin 2003 à 90% en juin 2004. Dans le même ordre d’idée, il est prévu d’accorder la priorité à l’éclairage des zones périphériques et aux bidonvilles déjà desservis par Lydec en électricité. En tout, 42 bidonvilles ont bénéficié de l’éclairage public, soit près de 18 000 familles. Il est à signaler que 10% de la population de Casablanca logent encore dans des bidonvilles et 15% dans des quartiers d’habitat insalubre. Constat pour lequel Lydec a consacré une approche plutôt sociale qu’économique. Objectif: permettre aux habitants des bidonvilles d’accéder à l’électricité, chose qui a favorisé une diminution du budget récurrent des ménages pour l’énergie vitale: de 200 à 300 Dhs mensuels (bougies, batteries, gaz butane) à 70 Dhs en moyenne après avoir payé le coût du branchement au service, soit une économie globale annuelle supérieure, entre 30 et 50 millions de Dhs pour l’ensemble des habitants ayant bénéficié du projet.
Signal sans équivoque de plus de mobilisation envers Casablanca qui vient d’être adressé par la Direction de Lydec. Son implication en tant qu’acteur de choix de gestion déléguée de l’eau, de l’électricité, de l’assainissement et de l’éclairage public, s’affirme ainsi de plus en plus.

H.Z.



 

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