Les investissements, surtout ceux dits, extérieurs directs, les fameux IED, ont toujours été et seront toujours les bienvenus. Quid des nécessaires accompagnements? Pratiquement oubliés ou peu pris en compte, soutenait récemment un analyste. Pourtant, très souvent, après l’installation d’infrastructures pour une production de pointe, le défaut d’une certaine expertise se fait sentir. Des entrepreneurs dotés de prospective s’y sont quand même mis et contribuent gaillardement à optimiser les ressources. A ce titre, les investissements dans la métrologie, dans des outils d’accompagnement au développement durable, ou ... méritent d’être salués.
Des niches existent, maintenant il suffit d’être très réactifs. Si pour certains domaines, les compétences devront dans un premier temps être formées, dans d’autres, par contre, il est possible d’accroître les rendements de ces IED. Les déterminants aux délocalisations sont aussi fonctions de ces facteurs accompagnateurs. La visibilité, la transparence, l’absence ou un degré moindre de corruption ne suffissent pas souvent à attirer les bailleurs de fonds. De plus en plus, ceux-ci lorgnent du côté des infrastructures latérales, comme on dit dans le jargon. Leur existence dans le pays de destination est un gage assez suffisant à leurs yeux.
Tels des mots qu’on peut accompagner d’un geste, il est venu le moment de se concentrer sur les apports de tels services, généralement de pointe. Mais, comme le soutenait un observateur, au cours d’un débat tenu récemment dans la capitale économique du Royaume, à ce que je sache, rien n’empêche le développement de tels services ici.
Daouda MBaye