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Qui héritera de la RATC ? Transport en commun

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La problématique du transport en commun s’est posée au responsable du Conseil de la Ville comme l’un des points noirs majeurs de la ville de Casablanca, auquel il fallait apporter une solution rapide. La gestion déléguée s’est imposée comme l’unique issue à court terme. Dans ce sens, un appel d’offres a été lancé au mois d’octobre dernier. Quelque 18 entreprises avaient retiré le CPS et trois seulement y ont soumissionné. Il s’agit de Connex, filiale de Veolia Environnement, entreprise française ;  de la  RATP (Régie autonome de transport à Paris) avec Behja Bus et Haddou bus, et enfin Tusgsal, entreprise espagnole avec Hana Bus, Rafahya Bus, Lux Transport, Karama Bus et Zenata Bus. Cette dernière offre a été rejetée à l’étape de préqualification qui a eu lieu le 16 janvier dernier, «puisqu’ elle ne répondait pas aux conditions de l’appel d’offres. On ne pouvait déléguer la gestion d’un parc de près de 800 autobus à une entreprise qui gérait un parc n’excédant pas 120 bus dans la région du nord à Barcelone», dixit M. Sajid. A la date du 27 janvier 2004, le cahier de charge a été élaboré, et les entreprises avaient jusqu’au 31 mars pour présenter leurs offres (administratives, techniques et financières). Date à laquelle était prévue l’ouverture des plis, pour déterminer l’adjudicataire. Reportée pour le lundi 5 mai, l’ouverture des plis ne permettra manifestement pas de trancher à qui revient la gestion déléguée de la RATC. En effet, les deux entreprises ayant été tirées à la phase de préqualification demeurent toutes deux en lice, tant que l’étude technique et financière n’ont pas été achevées. Dans ce sens une commission composée de la Direction des collectivités locales, la direction des régies, la Wilaya de Casablanca, le conseil de la ville , la direction de RATC s’est penchée dès le lendemain de l’ouverture des plis sur l’étude des offres. C’est le volet administratif qui sera analysé en premier lieu. Par la suite, la commission se penchera sur l’offre technique et enfin financière, avant de connaître la meilleure offre, ou celle qui soit le mieux compatible avec le CPS et les besoins de la ville de Casablanca en terme de transport. Selon les responsables du dossier de la RATC au Conseil de la ville, il faut compter entre 6 et 8 semaines pour achever l’étude intégrale des offres proposées avant de pouvoir déléguer la gestion de la RATC à une entreprise privée.
D’ici là, les Casablancais doivent prendre leur mal en patience.

L.O.



 

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