Selon les fondateurs de ce nouveau venu du tissu associatif, le Maroc dispose présentement d’une élite formée au lendemain de l’Indépendance, pétrie d’une expérience riche et variée, et arrivant de plus en plus nombreuse à l’âge légal de la retraite. L’idée fondatrice d’ECTIM est que cette élite, démographiquement non négligeable, est encore à même, aujourd’hui, de continuer à contribuer à l’essor socio-économique et culturel du pays. Autrement dit, beaucoup de retraités considèrent qu’ils sont encore des forces vives, qu’ils peuvent mettre leur main à la pâte, prêter main forte.
Cette association a but non lucratif constitue, à en croire ses membres, un cadre d’accueil et d’organisation où tout sera mis en œuvre dans le dessein de mobiliser des personnes retraités désireuses d’offrir leur disponibilité à la collectivité, à titre bénévole, sans contrepartie. C’est une vérité de Lapalisse de dire que c’est à l’âge de la retraite que l’expérience professionnelle est à son apex. C’est ce background professionnel qu’ECTIM souhaite canaliser dans des projets de développement durable.
Dire qu’il y a des gens qui ne pensent qu’à aller pêcher, chasser, ou lézarder au soleil une fois atteint l’âge de la retraite ! Les adhérents d’ECTIM, eux, veulent continuer à servir leur pays. «Ne pensez pas à ce que votre pays peut faire pour vous. Pensez à ce que vous pouvez faire pour votre pays», disait John Fitzgerald Kennedy, ex-Président des Etats-Unis d’Amérique. Les membres de l’association «Echanges, Consultations et Technique Internationaux Maroc» ont pensé à ce qu’ils pouvaient encore faire pour leur pays, après des décennies de bons et loyaux services, et ont trouvé : si tous les retraités que compte ce pays adhéraient à l’ECTIM, la population «active» du pays serait très sensiblement revue à la hausse, et tous les projets que pourrait mettre sur pied cette association ne seraient pas de trop pour mettre le Royaume sur de bons rails.
«Pensez à ce que vous pouvez faire pour votre pays»
«Le Maroc fait face, actuellement, à de nombreux chantiers qui nécessitent le recours à toutes les ressources disponibles ou susceptibles d’être mobilisées. C’est pour cela que je considère que la constitution d’ECTIM arrive à point nommé», explique un responsable de cette ONG. Et d’ajouter qu’afin d’en accroître l’efficacité et le champ d’action, un accord de coopération avec une association française, l’ECTI, conçue et exerçant sur les mêmes principes, a, ainsi, été signé. La Nouvelle Tribune suivra avec intérêt l’évolution de cette association, à travers ses premiers pas sur le terrain. Les responsables de l’ECTIM promettent du nouveau pour très bientôt.
M.K.