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Al Bidaoui, en attendant le Métro ONCF

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Depuis sa mise en circulation, en juillet 2002, le train Al Bidaoui vole de succès en succès avec 80 000 Casablancais déjà transportés. Cependant, le problème de transport dans la ville blanche reste entier en l’absence d’une stratégie globale et concertée entre les différents partenaires.

Comme dans toutes les grandes villes du monde, le problème de la circulation reste un casse-tête chinois pour les citadins mais aussi et surtout pour les autorités locales, qui sont appelées à assurer une meilleure fluidité de la ville au profit des citoyens. Dans cette recherche du confort au quotidien, plusieurs projets sont envisagés en vue de faciliter la mobilité et le déplacement des habitants. À Casablanca, ce besoin se fait de plus en plus sentir en raison de l’encombrement, des bruits et des nuisances de toutes sortes sans oublier l’anarchie qui sévit dans les moyens de communication avec une démographie galopante, d’année en année. Une réalité à laquelle l’Office national des chemins de fer n’est pas resté indifférent et c’est dans ce contexte que le train Al Biadoui requiert tout son intérêt. Ainsi “soucieux de contribuer à résoudre partiellement la situation croissante de crise des transports dans la mégapole, l’Office, en partenariat avec les autorités de la Wilaya du Grand Casablanca et les élus de la Communauté urbaine (CUC), a intégré dans ses nouveaux plans de transport, à compter de juillet 2002, la mise en service de la desserte ferroviaire urbaine de la capitale économique”. Une initiative qui a été saluée par plusieurs Casablancais qui n’en finissaient pas avec les embouteillages et autres difficultés pour regagner leur domicile. Pour les responsables de l’ONCF, ce choix tient compte du fait qu’il exploite déjà  une ligne de transport qui traverse la ville de Casablanca, en l’occurrence la ligne de raccordement au réseau national desservant l’Aéroport Mohammed V. Il était donc bénéfique tant pour l’ONCF que pour les habitants de Casablanca que l’opérateur public s’engage à absorber une partie du trafic en ouvrant ce tronçon à la desserte du périmètre urbain.
Décongestionner Casablanca
Cependant, faut-il le souligner, la résolution définitive de cette crise de transport à Casablanca ne peut être effective que dans le cadre d’une approche globale et intégrée de toutes les solutions possibles associant les différents acteurs. Cette démarche, note un communiqué de l’ONCF, doit inciter à multiplier les moyens rapides de déplacement, en accélérant les options de métro et de tramway, en promouvant Al Bidaoui par l’extension des infrastructures, l’ouverture de nouvelles gares et la mise en service de nouvelles rames pour accroître la cadence des circulations. Actuellement, Al Bidaoui dessert 7 stations selon une fréquence quotidienne de 34 trains (17 dans chaque sens et avec une cadence régulière d’un départ toutes les heures et ce de 6 h à 23 h). Ces trains offrent également une capacité de 300 places, soit l’équivalent d’une offre globale de 10 200 places par jour. Certes, ce chiffre est insignifiant par rapport au nombre de personnes qui se déplacent quotidiennement à Casablanca mais c’est un premier pas vers la mise en place d’un réel plan de transport dans la capitale économique. En effet, l’Office a pensé à toute la logistique adéquate pour assurer une fiabilité à ce premier pas. Ce qui  s’est traduit par le déploiement de la logistique nécessaire au niveau des gares, dotées de toutes les commodités d’accueil et des moyens d’informations et de vente nécessaires. D’ailleurs, depuis son lancement en juillet 2002, Al Bidaoui a rencontré un franc succès auprès des clients. En effet, plus de 80000 passagers ont utilisé ce train pour leurs déplacements en l’espace de sept mois. De quoi réconforter la Direction de l’ONCF dans son choix qui mise beaucoup sur Al Bidaoui pour promouvoir le transport périurbain, en train, à Casablanca.

M.S.

 

Précision à propos de l’accident du 18 février 2003

Dans toutes les circulations, les accidents sont monnaie courante et certains sont plus graves que d’autres. Sur les rails, c’est généralement les cas d’inattention ou d’empressement qui sont à l’origine des accidents surtout avec un camion, ou encore quand une personne se fait écraser par la locomotive. À ce sujet, et contrairement à ce qui a été rapporté, Il n’y a pas eu de collusion entre deux trains mais un simple heurt entre un train de voyageurs et un camion poids lourd. Ce dernier s’était engagé sur le passage à niveau sans observer les règles de la circulation à l’intersection route-rail. Selon le rapport de l’ONCF, l’accident n’a fait aucun blessé et les voyageurs ont été transbordés dans les autocars pour les acheminer vers leurs destinations. Il convient de souligner à ce niveau que l’Office mène actuellement une politique d’envergure, en collaboration avec les collectivités locales, pour supprimer les passages à niveau et les remplacer par des ouvrages d’art. (pont-rail ou pont-route).



 

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