Au Maroc, le marché des véhicules industriels de plus de 6 tonnes (transport de marchandises et de personnes) s’est établi à 3 166 unités en 2002 contre 2 958 en 2001, enregistrant une hausse de 7%. L’année 2002 a permis de retrouver les volumes de l’année 2000 mais elle demeure loin des volumes de 1999 avec 3 720 véhicules. La croissance de ce marché provient exclusivement du transport de marchandises. Le marché du transport de personnes reste, quant à lui, stable. Dans ce contexte, Berliet Maroc a vu sa part de marché s’établir à 23% avec 726 véhicules Renault vendus en 2002. Pour ce qui est du segment des 8 à 15 tonnes, la part de marché Renault a marqué une baisse de 38,5% en 2001 à 28,7% en 2002 et a perdu sa place de leader sur ce segment qui représente près de 60% du marché du véhicule industriel et 70% du marché du transport de marchandises. La part de marché Renault en gamme haute s’est établie à 18% en 2002 contre 16,6% en 2001, soit une progression de 1,4 point. Dans le segment des porteurs 19 à 26 tonnes, Renault a repris 2,5 points portant sa pénétration à 28,5%. Le succès du Kerax en version 4x2 notamment sur le marché des collectivités publiques ainsi que le développement des ventes en 6x4 ont permis cette progression, malgré l’absence d’offre en 8x4. Concernant la gamme des tracteurs routiers, la part de marché de Renault qui est de12,9% en 2002, a largement baissé par rapport à 2001 en raison de la faiblesse des ventes du réseau sur ce segment. En autocar et bus, la part de marché Renault s’élève à 7,9% en forte baisse par rapport à 2001 en raison du retrait de Renault de ce marché et de l’absence d’offre en moteur arrière. En ce qui concerne l’activité industrielle, la production annuelle s’élève, au 31 décembre 2002, à 779 véhicules dont 726 unités Renault et 73 unités Kia. La baisse de la production de véhicules Renault de 10% par rapport à l’année précédente, porte essentiellement sur la gamme moyenne et sur les autocars et bus, respectivement, en recul de 6,7% et 76,8%. La production de la gamme haute a, en revanche, enregistré une hausse de 10,8%. Par ailleurs, la productivité s’élève, pour sa part, à 83,2% en 2002 contre 90,4%, soit une détérioration de 8% par rapport à 2001. La détérioration de la productivité par rapport à l’objectif 2002 fixé à 94% est due à l’insuffisance des volumes de production par rapport à une capacité minimale installée non saturée. Le chiffre d’affaires, toutes activités confondues, s’élève à fin décembre 2002, à 431,4 MDH contre 456 MDH à fin 2001, soit une baisse de 5,4%. Le total bilan se stabilise, durant la même période, à 384,7 MDH pour des capitaux propres et réserves de 201,5 MDH contre 193,6 MDH une année auparavant, en progression de 4%. Berliet Maroc s’est, par ailleurs, totalement désendetté et dégage en 2002 une trésorerie nette de 3,9 MDH.
Dans tous les cas, en dépit de la poursuite de la détérioration de la parité Dh/Euro, de l’ajustement tarifaire suscité et de l’exacerbation de la concurrence, Berliet Maroc a réalisé un résultat net de 10 MDH similaire à celui du premier semestre 2002 et conforme à ses engagements.
H.Z.