La Nouvelle Tribune: Qu’est ce qui fait la particularité de votre Groupe?
M. Marc Thepot: Aujourd’hui au Maroc, nous avons 2977 chambres et disposons de 21 hôtels, Nous sommes donc un acteur important. Et ce qui nous caractérise par rapport à d’autres, c’est qu’en tant qu’opérateurs nous sommes présents sur toute l’étendue du territoire ( Tanger Tétouan, Marrakech, Agadir, Essaouira...). Mais aussi, nous offrons des services sur toute la gamme d’hôtellerie, avec en particulier les Ibis Moussafir, dans le luxe avec les Sofitel et Mercure, qui sont des hôtels d’affaires, ou des produits-clubs tels que la Palmariva ou la Kasbah d’Agadir. L’autre particularité de taille, c’est qu’une part importante de ces hôtels fait partie du patrimoine du Groupe Accor contrairement à certains hôteliers qui ne sont que gestionnaires ou tout simplement partenaires. Risma, qui est la société d’investissement du Groupe et dont Accor détient 45%, porte les hôtels. Ceci est très important car cela signifie que nous sommes durablement installés au Maroc. Notre stratégie de développement vise à rester durablement au Maroc.
Que représente la destination Fès pour vous?
C’est un point important pour nous, car il faut souligner que nous avons dans cette ville l’un des fleurons du Groupe, le Sofitel Palais Jamaï (cinq étoiles luxe), mais aussi un Ibis Moussafir. Il y a tous les ingrédients pour que le tourisme marche fort à Fès. A la différence d’autres localités, ici il n’y a pas besoin de créer d’autoroutes, d’aéroports, ni d’hôtels, d’autant plus qu’il existe déjà plus de 4.000 chambres. De plus, vu sa notoriété internationale (une ville qui a un vrai label), nous croyons que la capitale spirituelle va redémarrer. L’organisation de l’Opération Pèlerinage dans à Fès est une manière de montrer notre attachement à cette ville qui a en effet une spiritualité qui n’est plus à démontrer. Nous souhaitons redynamiser la destination Fès, en collaborant étroitement avec les hôteliers de la ville, en particulier avec la Caisse de Dépôts et de Gestion (CDG). Il s’agit de mettre en commun les moyens de promotion notamment pour faire avancer la ville. Cela passera par des promotions produits et le règlement du problème de l’aérien. Concernant ce dernier point, on a remarqué aujourd’hui que la ville de Fès ne pourra pas marcher tant qu’elle ne sera desservie que trois avions par semaine et tant que les connexions avec les lignes de Casablanca resteront en l’état actuel. Le vol venant de Casablanca est à 22 heures 35, ce qui signifie que le touriste venant de l’étranger trouve que le hub de cette ville ne fonctionne plus. Ceci prouve que la destination Fès est aussi compliquée que celle d’Oujda ou de Ouarzazate. Il faudrait des liaisons beaucoup plus pratiques dans la journée. A défaut de cela, la situation pourrait ne pas s’arranger.
Des projets en cours?
Effectivement, nous avons le projet d’un Novotel 4 étoiles de 150 chambres, au centre de la ville. Il se fait en association avec la Mamda et la Somed, et le démarrage des travaux est pour le courant de cette année. Notre programme pour 2003 repose essentiellement sur le lancement du grand projet de Casablanca, le Casablanca City Center. Il s’agit d’un complexe de 750 chambres d’hôtel qui va nécessiter un investissement de 650 millions de Dhs. Ensuite, c’est la poursuite du développement de la chaîne Ibis Moussafir. Aujourd’hui le Groupe a neuf hôtels de ce genre, mais l’objectif est d’arriver à vingt
établissements à l’horizon 2010. Dans le court terme, les travaux des Ibis El Jadida (150 chambres), Marrakech, Essaouira seront également lancés en 2003. A Agadir, il y a un projet d’hôtel de Thalassothérapie sur le bord de mer. Aussi, des chantiers neufs ou en extension seront également entamés à Marrakech au cours de cette année. Ainsi, au Novotel Marrakech, nous procéderons à l’ouverture d’une Salle de Congrès de 500 places et d’un Centre de remise en forme situé au sein de celle-ci, respectivement cette première semaine de février et vers la mi-février à début mars. Au Sofitel de Marrakech, les travaux d’extension ont démarré depuis le début du mois de janvier et ce sont 90 chambres qui seront livrées début 2004.
Des professionnels reprochent au secteur un défaut de qualité de service, où le situez-vous?
Cela ne sert à rien d’avoir de beaux hôtels, des infrastructures s’il n’y a pas la qualité, ou en d’autres termes certaines commodités, en gros des choses quotidiennes qui marchent. Globalement, la qualité demeure notre priorité à travers surtout la certification ISO 9002. Nous insisterons beaucoup d’ailleurs là-dessus en 2003, notamment pour les Ibis. La qualité est le cœur du dispositif, et tout un programme est entrepris sur l’ensemble des enseignes pour son développement. Des programmes de formation seront détaillés dans les mois qui viennent.
Propos recueillis par
Daouda MBaye
Le Sofitel Palais Jamaï à Fès
L’accueil, le service de qualité ne sont pas de vains mots dans le luxueux hôtel cinq étoiles qu’est le Palais Jamaï. Pour celui qui est à la recherche de quiétude, c’est le lieu idéal. Au coeur de ce Palace, on prend soin de soi. C’est un endroit qui respire la santé et le bien-être. Au niveau de l’Espace Forme, qui est doté d’équipements modernes et sophistiqués, le corps et l’esprit retrouvent le parfait équilibre.