Dans un bref entretien que M. Driss Ihrai, Directeur de l’Amont Agricole de la Cosumar, avait donné à La Nouvelle Tribune n° 314 du 04 au 10 juillet 2002, il ressortait que l’entreprise était bien présente sur le périmètre irrigué dans la région des Doukkala. Mieux encore, la Cosumar comptait catalyser l’exploitation des autres tranches du Haut Service, les faisant passer de 18.000 ha actuels à plus de 30.000 ha. Œuvrant de concert avec l’Association des Producteurs de Betterave des Doukkala (APBD), la Cosumar examine des programmes d’économie d’eau pour une mise en valeur optimale des surfaces irriguées. De manière plus directe, cette entreprise finance bon an mal an, quelque 100 millions de Dhs en intrants divers (semences, produits phytosanitaires...), au profit des agriculteurs de la place.
Relativement à la recherche, M. Ihrai nous indiquait alors qu’ils sont effectivement en partenariat avec l’Institut Agronomique et Vétérinaire Hassan II et l’Institut National de Recherche Agronomique. Un certain nombre de projets ayant trait à la certification, la restauration de la fertilité des sols, le suivi de la pourriture molle qui attaque les racines, mais aussi à l’irrigation et l’évaluation des modes d’irrigation, à l’apport du goutte-à-goutte, (...) sont à l’étude ou envisagés. Aussi, le Directeur de l’Amont agricole, soutenait que’ la recherche des semences à cycle court (6 mois au lieu de 8 mois), n’est pas non plus occultée. Déjà l’année dernière, une expérimentation, sur une superficie de 1.500 ha en semences de ce type, avait eu lieu. Nous apprenions alors que des recherches sont menées sur la monogerme afin de faire bénéficier les agriculteurs locaux des acquis au niveau mondial, et que 500 ha de monogerme étaient en expérimentation.
Enfin en s’attelant à rendre la culture de la betterave suffisamment rémunératrice pour l’agriculteur, la Cosumar fait montre d’un excellent modèle de solidarité à l’endroit des agriculteurs, au lieu de se soucier uniquement de ses profits.
Daouda MBaye