La Fondation BMCE Bank entend, à travers ses écoles Medersat.com, mettre en place un programme de sensibilisation des enfants pour la préservation de l’environnement en faveur de quelque 4500 élèves, en associant environ 200 éducateurs à cette action. En effet, le programme d’Ecoles Communautaires rurales, appelées Medersat.com, vise à développer une nouvelle idéologie de l’école qui n’est plus un lieu d’alphabétisation et d’apprentissage passif, mais également un lieu de développement économique et culturel pour l’ensemble de la communauté où chacun est appelé à participer activement au développement durable. Ce programme s’inscrit parfaitement dans cet esprit. Selon M. Othman Benjelloun, président de la Fondation BMCE Bank, cette sensibilisation se fera sur deux volets. En interne, c’est-à- dire en classe, pour amener les élèves à percevoir la relation entre l’individu, son bien-être et son environnement, d’où l’idée de le préserver. En externe, c’est-à-dire en dehors des classes, le réseau des écoles Medersat. com, s’engage à faire découvrir aux enfants leur environnement, sa richesse et sa portée pour un développement global de la communauté, à travers des excursions et des sorties. L’idée étant de faire connaître à l’enfant son milieu de vie. Il s’agit là d’une véritable initiation à la culture de la préservation de l’environnement. Etant signataire de la déclaration du programme des nations Unies pour l’Environnement, BMCE Bank, s’active, à travers sa Fondation, pour asseoir une culture du respect de l’environnement. Cet engagement est enrichi par des actions entreprises en partenariat avec les collectivités locales, les ONG, afin d’apporter des solutions aux besoins et problèmes repérés sur le terrain. «C’est notre contribution concrète au nom de la responsabilité sociale d’entreprise et de la citoyenneté économique, à l’œuvre de progrès économique et social menée au Maroc à l’ère de Sa majesté le Roi Mohammed VI.», dixit M. Benjelloun.
De son côté, M. El Morabit, secrétaire d’État chargé de l’Environnement a rappelé le plan d’action de son département. Composé de 12 chantiers, ce plan qui s’étend sur une durée de 30 années nécessitera près 60 milliards de Dhs. Il vise en premier à renforcer les textes de lois, en particulier en terme de traitement des rejets. Le gouvernement marocain ayant promulgué un décret visant à réduire la pollution émise par les véhicules roulants.
Et M. El Morabit de rappeler que son département a un rôle de régulateur. En effet, les lois cadres qui existent actuellement sont insuffisantes pour gérer la problématique de l’environnement. A la tête des préoccupations du département de M. El Morabit, le traitement des déchets et les décharges publiques. «Nous avons 150 décharges non contrôlées , qui posent d’énormes problèmes au gouvernement.» a ajouté le ministre. La sensibilisation occupe également une place prépondérante dans l’action du Secrétariat d’État à l’environnement. Dans cette optique, un travail terre à terre, selon l’expression de M. El Morabit, visant des résultats à court terme est également entrepris, il cible, à titre d’exemple, sacs en plastique, huiles, pneus usagés... Dans ce sens un projet de loi relatif aux sacs en plastique est fin prêt, il sera bientôt soumis au parlement. Le département de M. Morabit envisage, de surcroît la réhabilitation des mines qui sont à l’arrêt depuis des années. La recherche scientifique dans le milieu universitaire n’est pas en reste, on entend valoriser les travaux réalisés par les chercheurs.
Enfin, il va sans dire que la sauvegarde de l’environnement fait partie intégrante du processus de développement durable, et que l’un ne se fera pas sans l’autre. A nous de choisir ! Car cela nécessite l’implication de chacun. Il est question d’un souci national, a souligné M. El Morabit qui a lancé un appel à toutes les composantes de la société (collectivités locales, pouvoirs public, secteur privé et société civile) pour œuvrer ensemble à la sauvegarde de notre environnement.
Leïla Ouazry