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Renault dCi, un cœur puissant Automobiles

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Intégré depuis toujours dans le peloton de tête des meilleurs motoristes diesel au monde, Renault met désormais sa technique et son savoir-faire au service d’une nouvelle génération de moteurs, plus plaisants à conduire, plus économiques et plus écologiques.
Mais aux méthodes connues de la rampe commune conventionnelle ou encore des injecteurs-pompes, le constructeur français préfère une nouvelle technique plus sophistiquée mais également plus performante: Cette technique permet une pression encore plus élevée (1450 bars, soit environ 100 bars de plus que dans un système à tube), gage d’un meilleur rendement et un encombrement réduit, avantage déterminant pour les moteurs de petite cylindrée. À l’usage, l’avantage de cette technique se traduit par une plus grande souplesse des montées en régime, un bruit réduit et des performances époustouflantes qui rappellent bien des chiffres réalisés par des moteurs essence. À titre d’exemple, le nouveau petit diesel 1,5 dCi de la Clio affiche désormais une consommation mixte de 4,2 litres (ce qui correspond à 110 g de CO2 par kilomètre) alors que le 1,9 dTi qu’il remplace réclamait 5,2 l/100 km. Un gain de près de 20 %, auquel s’ajoute également un niveau d’émissions sonores réduit, avec une différence d’environ 4 dB à vitesse stabilisée.
Le principe de base du fonctionnement de la rampe commune sphérique reste très semblable à celui des autres types d’injection. Une pompe met le gazole sous très forte pression dans un volume commun pour tous les cylindres, avant que les tubes ne le conduisent à des injecteurs électromagnétiques comparables à ceux des injections essence. Ces injecteurs s’ouvrent lorsqu’ils reçoivent une impulsion électrique et peuvent le faire plusieurs fois au cours d’un même temps moteur. Bien entendu, la quantité injectée dépend de la durée de l’injection principale. Et pour améliorer le rendement et réduire encore plus la consommation, ce nouveau “ Common Rail ” se distingue par une mise sous pression de la quantité de gazole strictement nécessaire pour une bonne combustion.
Lors de leur fabrication, les injecteurs sont ainsi testés individuellement et marqués au laser. De ce fait, au moment du montage, le constructeur peut lire à l’aide d’un lecteur laser le marquage où sont enregistrées les caractéristiques de l’injecteur. Toutes ces informations sont par la suite transmises à l’unité de contrôle des injecteurs qui sait  ainsi exactement la quantité de carburant nécessaire pour optimiser l’injection.
Mais bien qu’elle semble déjà très sophistiquée et évoluée, la technique du common rail sphérique n’est pourtant qu’à son début. Dans les années à venir, Renault prévoit d’équiper ses modèles d’une deuxième génération qui atteindra une pression de 1600 bars, sans perte de pression. Plus encore, une troisième génération est d’ores et déjà mise au point avec 1800, voire 2000 bars. Les prototypes sont déjà prêts et l’on n’attend plus que la validation.

H.Z.



 

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