C’est dans une ambiance de fête que la société Roche a inauguré lundi 12 mai sa nouvelle usine Roche Maroc en présence d’un parterre d’invités de marque dont, entres autres, MM. André Azoulay et Fathallah Oualalou, respectivement conseiller de Sa Majesté le Roi et ministre des Finances et de la Privatisation. On notait également la présence du ministre de la Santé, du wali du Grand Casablanca, ainsi que le Directeur des Investissements extérieurs sans oublier de nombreuses personnalités suisses qui ont tenu à partager la joie de Roche-Maroc. Un moment aussi de bonheur pour M. Sami Zerelli, Président Roche S.A. qui a vu ainsi un de ses rêves se réaliser. Sur son visage, la joie et l’émotion étaient visibles. Dans une brève allocution, à l’adresse de ses invités, M. Zerelli a expliqué que cet instant mémorable qui vient couronner les efforts de son établissement depuis son implantation au Maroc, il y a de cela 40 ans, est la matérialisation de l’engagement de Roche S.A., filiale marocaine du Groupe pharmaceutique suisse F. Hoffman. L’investissement qui a été consacré à cette nouvelle entité n’est pas le fruit d’un hasard mais le résultat d’une démarche novatrice de la part d’une entreprise citoyenne qui veut participer au développement de l’activité pharmaceutique au Maroc. Les travaux ont commencé, il y a moins d’une année. «Notre usine sera spécialisée dans la fabrication de produits effervescents et de formes sèches ; respectant les normes les plus strictes de bonnes pratiques de fabrication ainsi que les normes internationales de protection de l’environnement». Pour le Président de Roche .S.A, ce nouveau site va permettre à son établissement de tripler sa capacité de production actuelle. Ceci dans le but de répondre efficacement à une demande grandissante de ses produits. D’ailleurs, durant les cinq dernières années, la production Roche Maroc est passée de 13 à 20 millions d’unités. Et un de ses produits le plus prisé est aujourd’hui les comprimés
effervescents «Supradine», très riches en vitamines. Pourtant, le contexte économique mondial ne se prête pas à réaliser un tel investissement et l’industrie pharmaceutique mondiale traverse une période de rationalisation de sa production et a plutôt tendance à fermer des sites de production. Cette inquiétude ne semble nullement affecter l’activité de Roche. Bien au contraire. En effet, «l’engagement de Roche au Maroc, en dépit de cette tendance mondiale, témoigne de notre confiance envers ce pays qui nous accueille depuis 43 ans. La stabilité du Maroc ainsi que son modèle démocratique ont stimulé notre décision» a-il rappelé à ceux qui l’ignorent encore, avant d’ajouter que l’aboutissement des projets d’assurance médicale obligatoire et de la règlement en matière de réajustement des prix des médicaments fabriqués localement conforterait notre orientation». Une demande qui n’est pas restée sans produire ses effets puisque le ministre de la Santé a expliqué qu’il adhère parfaitement à cette démarche qui ne pourrait que stimuler ce secteur au grand bonheur des patients.
M.S.
Une offre globale intégrée
La nouvelle unité de fabrication des produits effervescents, implantée au sein de la technopole de Nouasser, compte assurer une production soutenue en respectant les standards internationaux de protection de l’environnement, où l’énergie solaire sera privilégiée.
D’une superficie de 10 000 m2, dont 3500 couverts, l’unité est comme il était prévu, opérationnelle dès ce printemps. Un tel projet permettra sans nul doute à l’entreprise de conforter son positionnement de leader du marché de l’automédication, (notamment les vitamines et les antalgiques), ainsi que l’expansion de son activité à l’export. Par ailleurs, Roche poursuit sa stratégie visant à développer un concept novateur d’offre globale de soins. «Notre position de leader en diagnostic et thérapeutique nous permet de développer, outre la production de médicaments, une médecine préventive et individualisée. L’objectif étant un meilleur pronostic de la maladie, une prise en charge optimum, une réaction favorable au traitement et partant un coût moindre», assure-t-on à la direction générale de Roche. D’où l’implication de l’entreprise dans les secteurs thérapeutiques dits «lourds», à savoir le Sida, le cancer, l’hépatite, la virologie, la transplantation, la neurologie, l’infectiologie...En outre, Roche s’active également dans le domaine social et humanitaire. A ce titre, le groupe a lancé en avril dernier, en partenariat avec le ministère de la Santé, un programme de dépistage de l’hépatite C.