Actualité | Economie | Entreprise | Finance | Grand Public | Lire, Voir, Entendre

Rechercher :
  
Edition


Administration
Articles » Entreprise
Lydec, introspection réussie Distribution d’eau et d’électricité à Casablanca

Auteur :

Les résultats et conclusions des ateliers de réflexion interne, et autres enquêtes externes et séminaires avec les médias, sont formels: sur les cinq dernières années (1997-2002), la Lyonnaise des Eaux de Casablanca (Lydec) a accompli des avancées notables et compte parfaire ses prestations à l’horizon 2007, les responsables étant tout de même conscients des progrès à faire. Quelques  indicateurs suffiraient à l’illustrer, 90% de clients satisfaits, une économie annuelle en eau potable de 25 millions de m3, l’équilibre financier atteint... Les acquis, qui ont été énumérés tour à tour par les différents membres du staff de la Lydec, ont fait apparaître que le service au client est en nette amélioration grâce à une meilleure qualité des prestations, des partenariats gagnants-gagnants noués, une valorisation des ressources humaines, une création de valeurs accrue, et un esprit citoyen instauré comme culture de l’entreprise anticipant de plus en plus dans l’élaboration de la ville de demain. C’est là le fruit d’une politique de proximité, on ne peut plus claire, fondée sur une adaptation continue à son environnement, menée par la Lydec. C’est du moins ce qui est ressorti de la rencontre organisée le week-end dernier avec les médias à Ouarzazate. Quoi qu’il en soit, le fameux projet d’entreprise «Massira 2007», qui englobe le bilan des cinq dernières années ainsi que la vision 2007, est novateur à plus d’un titre. Il est novateur dans la mesure où le bilan est établi par l’ensemble des intervenants, aussi bien en interne qu’en externe et que les principaux objectifs pour les cinq prochaines années (la vision 2007) tiennent compte des attentes de ceux-ci. Est-il seulement utile de rappeler qu’il y a presque un an, jour pour jour, des ateliers étaient organisés pour interroger les représentants des Médias afin d’appréhender leur perception sur ce bilan et la vision-Lydec à l’horizon 2007 ?

Vers la qualité totale

Finalement donc la Lydec, après deux étapes de travaux en ateliers, de tri et de synthèse des données, restitue ce bilan élaboré en commun par les acteurs qui constituent son environnement global, aussi bien en interne (Personnel) qu’en externe (clients, autorités, industriels, actionnaires, médias, ...). M. Guy Cannavy, son Directeur Général, a noté que: «les travaux qui ont été conclus à la fin de l’année dernière, sont aujourd’hui publiquement restitués, et la vision 2007, qui traduit ce que l’ensemble des acteurs souhaite que nous soyons, est précisée». Cette dernière vision 2007 est importante à plus d’un titre dans la mesure où elle permettra une efficience orientée vers l’excellence en 2007, a-t-il ajouté. Le Directeur Général de la Lydec s’est aussi appesanti sur l’importante  Démarche Qualité (DQ) entamée, il y a deux ans déjà et qui s’achèvera vers fin 2003-début 2004, avant de préciser les investissements phares réalisés (voir Encadré) et les réalisations d’un réseau d’adduction d’eau potable d’Aquassistance-Maroc dans le douar enclavé de Tagoudicht. Quant à M. Alain Perret, Directeur Général Adjoint, chargé des Départements Financier et Contrôle de Gestion, et Marketing, il a tenu à souligner, en substance, que: «la DQ que nous avons introduite au sein de l’entreprise est l’art de faire acquérir un réflexe conditionné à l’ensemble des agents, qui consiste à planifier, agir et évaluer avant de se lancer dans l’action, mais aussi de rectifier le tir si besoin est». Cette définition extrêmement importante, à ses yeux, permet de comprendre toute la méthodologie de la Lydec. Avant de soutenir que le projet Massira 2007 s’inscrit dans cette logique, en ce sens qu’il a consisté à faire le bilan de ce qui a été réalisé au cours des cinq dernières années, et à rectifier le tir dans le plan futur (vision 2007) pour corriger d’éventuels dysfonctionnements ou les actions moins bien réussies. Il permettra aussi de prévoir les objectifs fondamentaux, quelles sont les valeurs de l’entreprise, à qui elles sont destinées, qui en seront les bénéficiaires, ... Nous avons ensuite retenu dans son discours qu’actuellement la Lydec est dans la phase d’indication effective de la route 2007, d’où le lien fort qui existe entre la DQ et le Projet Massira 2007. Et pour ce faire, la DQ mobilise énormément de monde au sein de l’entreprise. Avec l’adoption d’un système de management qui a mis en place des méthodes en interne, qui sont propres à la Lydec et qui reposent sur le fameux «Plan to act, check before act» (se fixer un certain nombre d’objectifs, imaginer les scénarios qui permettent de faire progresser l’entreprise, de mettre en valeur ces scénarios, de les évaluer, et de les corriger), les processus sont actuellement en train d’être mis en pratique. Et cette phase de mise en œuvre, très délicate sur le cycle (relevé- facturation- encaissement- et recouvrement des grands clients), est menée aussi bien par la hiérarchie que par les exploitants. C’est tellement mobilisant dans l’entreprise, et cela a permis de développer un fort sentiment d’appartenance à la société. Il y a de l’enthousiasme autour de ce projet qui constitue l’épine dorsale de la dynamique de changement au sein de l’entreprise, a-t-il soutenu.
Bien entendu les chantiers futurs et prioritaires n’ont pas été passés sous silence, notamment le super collecteur de l’oued Bouskoura, le canal de délestage de l’Oued Malleh, l’assainissement de Nouasseur...

Le robinet, substitut du puits    

Cette année, la rencontre de la Lydec avec les médias s’est déroulée à Ouarzazate. Le choix de ce site n’est pas fortuit et s’explique par le fait que la Lydec, qui finance l’association à but non lucratif, Aquassistance Maroc, a voulu communiquer, pour la première fois, sur celle-ci. A ce sujet, M. Cannavy, qui a inauguré les réalisations d’un réseau de distribution d’eau avec 75 niches et 80 compteurs, au profit de 70 foyers, dans le douar isolé de Tagoudicht, situé dans la commune d’Iznaguen, a souligné : «nous préférons communiquer sur des faits». Les installations, qui ont coûté 293.000 Dhs, ont soulagé les populations, notamment féminines pour qui la corvée d’eau fait désormais partie du passé. Les différents témoignages des villageois, qui vivaient d’un semblant d’élevage ou d’agriculture, ont d’une seule voix loué une telle action. Aujourd’hui, Tagoudicht verdoie et les femmes du village tissent, entre autres activités, dans le centre ou foyer social des tapis, qui peuvent être source de devises, s’ils sont exportés demain. Vu que des ordinateurs dotés d’une connexion internet leur ont été également offerts par Aquassistance-Maroc, le trait d’union peut-être rapidement établi.

D. MB.



 

Hebdomadaire marocain paraissant le jeudi - Directeur de la publication: Fahd Yata 320 BD Zerktouni, angle rue Bouardel - Casablanca - Maroc
Tel : +212 (0) 22 42 46 70 (7 lignes groupées) | Fax : +212 (0) 22 20 00 31
eMail :  
courrier@lanouvelletribune.com | www.lanouvelletribune.com