La Nouvelle Tribune
lundi 6 septembre 2010

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L’importance du thème n’est plus à démontrer quand on sait que l’UPF fête ses 60 ans en cette année 2010. Cet anniversaire correspond également à une date historique dont les 40 ans de l’OIF (Organisation Internationale de la Francophonie) sans oublier le fait que la grande majorité des pays francophones célèbrent également, cette année, le cinquantenaire de leur indépendance. Pour le Maroc, ce conclave intervient dans un contexte particulier avec l’avènement d’un gouvernement politique d’alternance. Il va de soi que la presse est plus que jamais sollicitée pour accompagner et consolider l’espace démocratique et mettre à profit la liberté d’expression qui en a découlé. Le ministre de la communication et porte-parole du gouvernement, Khalid Naciri, n’a pas manqué de souligner qu’"au Maroc, notre conviction est faite et définitivement scellée. Il n’y a point de développement sans démocratie, ni de démocratie sans liberté, ni de liberté sans ouverture de l’espace médiatique". Résultat : le pays compte aujourd’hui quelques 500 titres de presse écrite dont 119 en langue française paraissent au Maroc, le nombre de cartes délivrées aux journalistes professionnels avoisine les 3.000 et l’Etat subventionne 65 entreprises de presse dans le cadre d’un contrat programme pour la modernisation du secteur. Parallèlement, une enveloppe de 50 MDH est allouée annuellement à ces organes dont une infime minorité seulement (10 %) appartient à la mouvance parlementaire, a ajouté le ministre. Du côté de l’audiovisuel, le même effort est perceptible avec « la libéralisation de l’espace audiovisuel, liée à la fin du monopole de l’Etat en ce domaine, et qui a permis l’entrée du pluralisme politique à la radio et la télévision, ainsi que l’apparition de plus d’une quinzaine de radios privées ». Un progrès notoire qui sera au cœur des débats en comparaison avec d’autres pays du même espace francophone. En la matière, l’UPF a beaucoup de cordes à son arc. En effet, créée à Limoges en France en 1950 sous la houlette du journaliste canadien Dostaler O’Leary, l’UPF compte aujourd’hui 135 sections avec 3000 membres et sympathisants sans compter qu’elle a connu 73 terres d’accueil, organisé 48 colloques et attribué 19 Prix de Liberté. C’est pour dire que les débats qui ont débuté avant-hier s’annoncent intéressants avec la pléiade d’experts et de professionnels des médias qui ont fait le déplacement, le tout sous la responsabilité de la section Maroc de l’UPF que dirige M. Abdelmounaim Dilami, PDG du Groupe Eco Média.

M.S.

jeudi 3 juin 2010

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