Bientôt l’air ambiant des Casablancais sera moins pollué par le carbone black si diffus émanant des autobus. C’est ce qui arrivera effectivement si le projet de filtre à particules pour moteurs Diesel que parraine le Centre Régional d’Investissement (CRI) de la région du Grand Casablanca aboutit. «Il s’agit ni plus ni moins que d’une valeur ajoutée pour la ville, dans la mesure où la pollution de l’air occasionnée par les pots d’échappement des moteurs Diesel, notamment d’autocars, va baisser de manière drastique», selon les termes de M. Mouad Jamaï, Directeur du CRI de Casablanca. A ce titre, l’inventeur M. Daniel Teboul (primé par le Sénat Français), est en train de créer la société Recycl’Air Maroc, la demande du certificat négatif est en cours de traitement. A terme, ce filtre pouvant diminuer de 60 à 90% l’opacité des rejets, équipera autobus et taxis de la ville, si l’opération pilote, qui est en train d’être menée sur trois bus de la RATC et sur un taxi, réussit. Tout porte à le croire, car le bus muni d’un filtre et qui nous a été présenté, fume beaucoup moins. D’ailleurs, d’après M. Bout, Directeur Général de la RATC, les filtres ont été installés sur des bus vieux de 17 ans, pour des comparaisons extrêmes. Les tests d’essais sont pilotés et supervisés par le CRI et la Direction de la Surveillance et de la Prévention des Risques du Secrétariat à l’Environnement.
C’est une action double, en ce sens que cette initiative allie un projet d’investissement et d’intérêt public. En outre, les sentiments de l’inventeur à l’égard du Maroc ont dicté ce choix, a indiqué M. Jamaï.
Les innombrables atouts du Recycl’Air nous ont été relatés par M. Teboul. Celui-ci en a fait un descriptif sommaire, soulignant que le Recycl’air est un filtre doté d’un champ magnétique et qui emprisonne les particules, selon un procédé électrostatique.
L’originalité dira-t-il c’est que c’est un filtre qui ne se bouche pas. Aussi, il reste toujours efficace dans la durée. En dehors de cela, il a mentionné son aspect sobre en consommation d’énergie électrique, et sa substitution au silencieux atténuant ainsi les bruits.
Quant aux investissements pour financer un tel projet, les responsables trouvent qu’ils pourraient provenir des divers fonds de dépollution disponibles et généralement européens, souvent retournés sans être utilisés.
Il y a de fortes chances que le CRI, qui va fêter son premier anniversaire le 23 août prochain, franchisse une nouvelle étape, à ajouter à son actif (déjà important, vu le nombre sans cesse croissant d’entreprises créées, et la parution du premier numéro d’un magazine). En dehors de cela, il y a l’aspect citoyen de ce projet qui est susceptible d’améliorer les conditions et la qualité de vie dans la métropole. Donc l’implication du CRI et de la Wilaya de la Région du Grand Casablanca ne saurait donc surprendre.
Daouda MBaye