La nature a horreur du vide! Pour s’être rapidement engouffrés dans la brèche laissée après le désengagement de l’Etat du secteur de l’enseignement, des opérateurs privés le justifient amplement. Hautement salutaire, l’action risque de souffrir d’une piètre qualité véhiculée par des hommes d’affaires sans pédagogie, sans conviction. Un certain nombre de parents d’élèves se plaignent du sort réservé à leurs enfants dans des lieux où tout est présent sauf l’éducation. Des scènes mesquines, des “ punitions ”, du genre “ nettoyer la salle de classe en plein cours, avec des gosses essuyant leurs godasses sur les habits du pseudo-turbulent ”, des rixes (plusieurs sur un pour lui défoncer le crâne !) y sont monnaies courantes.
Quant à la qualité du cours, généralement dupliquée bêtement et méchamment d’un cursus importé d’ailleurs, sans aucune adaptation, et du professionnalisme du corps professoral, elle laisse à désirer. L’importance de la formation de base des enfants d’aujourd’hui, adultes de demain, ne vaut-elle pas une certaine sélection à l’entrée, et un droit de regard, sur ces bâtisses, qui ressemblent souvent à des citadelles derrière leurs remparts?
Devant les déboires répétitifs que ces pauvres malheureux subissent, c’est à se demander si les inspecteurs de l’Education Nationale s’aventurent dans ce type d’établissement. Le retrait de l’Etat signifie-t-il laisser totalement le terrain à n’importe quel énergumène, qui ne se soucie pas du produit formé? Heureusement que toutes les écoles privées ne sont pas à loger à la même enseigne. les plus nombreuses défendent heureusement des valeurs, les véhiculent, et font un sacerdoce de la bonne éducation de leurs élèves.
D.MB.