Les nombreuses manifestations qui se sont répétées dans les villes de Mohamédia et de Casablanca ont fini par porter leur fruit. Très critiquée, au même titre que l’autorité déléguante, la Lydec a fini par lâcher du lest. Plusieurs mesures ont été prises pour atténuer les effets des dernières augmentations survenues sur les factures d’eau. Outre la facturation mensuelle, la baisse des frais de coupure, l’installation de compteurs individuels déjà annoncées auparavant (voir LNT n° 521 édition du 09/11/06), la Lydec a créé une nouvelle tranche intermédiaire de 6 à 8 m3. Rappelons que la première tranche, dite sociale se situe actuellement entre 0 et 6 m3, au lieu de 8 antérieurement. Elle est facturée à 2,92 DhsHT/m3 à Casablanca et 2,53 DhsHT/m3 à Mohammedia.
La tranche intermédiaire sera facturée à 3,10 Dhs HT au niveau de Casablanca et 2,68 Dhs HT à Mohammedia au lieu de 9,68 Dhs HT auparavant. La troisième tranche qui va de 9 à 20 m3 sera facturée à 10,27 Dhs HT, tandis que la quatrième tranche concernant une consommation supérieure à 20 m3 sera facturée à 14,05 Dhs HT.
Ces mesures ont également concerner le volet assainissement. Le même principe que celui de l'eau potable, a été retenu, avec l'introduction d'une tranche intermédiaire de 6 à 8 m3. Le tarif de 0,35 Dhs HT/m3 a été retenu pour la tranche sociale et 0,37 Dhs le m3 au lieu de 1,67 Dhs HT pour la tranche intermédiaire.
Par ailleurs, les frais de coupure du service qui étaient appliqués au tarif uniforme de 88,80 DH TTC ont été modifiés. Les impayés inférieurs à 300 Dhs sont taxés d’une pénalité de 20 Dh, ceux de 301 à 600 Dhs sont taxés de 50 Dhs et au delà de 600 Dhs, la pénalité est de 100 Dhs.
Enfin, il convient de préciser que ces mesures ont été arrachées à l’entreprise délégataire contre une augmentation des factures des industriels. Ces derniers, à l’exception des bains maures, devraient supporter une évolution des tarifs de l’eau potable et des services d’assainissement de 6%.
Les factures de l’électricité n’ont par contre subi aucune révision. L’augmentation de 7% opérée depuis le mois de juillet dernier, suite à la décision gouvernementale, pèse lourd sur le budget des ménages.
L. Ouazry