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Crise mondiale de l'eau : L'appel du PNUD

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La problématique de l'eau revient au devant de la scène avec la publication du dernier rapport du PNUD sur cette denrée rare. Le constat est alarmant. Dans ce rapport mondial sur le développement humain 2006, le PNUD exhorte la communauté internationale à adopter de toute urgence un plan d'action, sous le leadership du G8, pour résoudre la crise de l'eau et de l'assainissement, responsable de la mort de 2 millions d'enfants chaque année. Occupant la  123 e place sur 177, le Maroc est intéressé plus que tout par le rapport. C'est dans ce cadre que la présentation dudit document, à Rabat, a été suivie avec beaucoup d'attention. Intitulé «Au-delà de la pénurie : pouvoir, pauvreté et crise mondiale de l'eau». Le rapport aborde la question de l'eau ainsi que le développement durable dans sa dimension humaine, sociale, économique et culturelle. En se saisissant du problème vital de l'eau, le PNUD tire ainsi la sonnette d'alarme humanitaire quand on sait que le décès de ces millions d'enfants  est dû annuellement aux diarrhées consécutives à la consommation d'eau insalubre. Soit trois fois plus que le nombre de victimes des conflits armés des années 90. Sur un autre plan, et dans une grande partie du monde en développement, l'eau insalubre menace bien plus la sécurité humaine que les conflits violents, peut-on relever dans le Rapport du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), intitulé cette année « Au-delà de la pénurie : pouvoir, pauvreté et crise mondiale de l'eau ». Par ailleurs, 443 millions de jours de scolarité sont perdus chaque année en raison de maladies véhiculées par l'eau. Outre ces coûts humains, la crise de l'eau et de l'assainissement freine la croissance économique. L'Afrique subsaharienne perd de cette manière 5 % de son PIB annuel bien davantage que l'aide perçue par la région. D'où il est impératif de revoir les politiques de l'eau dans ensemble, à travers le monde.

M.S.

Des efforts à consentir
Le Rapport demande que soit établi le droit fondamental de tout être humain à disposer d'au moins 20 litres d'eau potable par jour. Tandis qu'un citoyen britannique ou américain envoie quotidiennement 50 litres d'eau aux égouts rien qu'en tirant la chasse d'eau, de nombreuses personnes démunies survivent avec moins de 5 litres d'eau polluée par jour. Les auteurs appellent aussi les gouvernements à consacrer au moins 1 % du PIB à l'eau et à l'assainissement qui pâtissent d'un sous-financement chronique. Les dépenses publiques dans ce domaine sont inférieures à 0,5 % du PIB et dérisoires au regard des dépenses militaires. En Éthiopie, par exemple, le budget militaire représente 10 fois le budget alloué à l'eau et à l'assainissement et 47 fois au Pakistan. Déroutant.



 

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