Le secteur de la franchise n’est plus à présenter tant cette activité progresse d’année en année en raison de la qualité de ses services mais aussi et surtout par le savoir-faire des maisons franchisées. «Espace franchise 2003» en est la parfaite illustration. Placé sous l’égide du ministère de l’industrie, du commerce et des télécommunications, le troisième salon de la franchise est venu, à point nommé, dynamiser une activité de plus en plus convoitée. Organisé du 29 au 31 mai 2003 à la foire internationale de Casablanca, ce salon international a pour objectif de créer la rencontre de tous les acteurs nationaux et internationaux du marché de la franchise. C’est aussi un lieu de discussion avec les franchiseurs et des développeurs de réseaux venus du monde entier. Naturellement, ce salon sera aussi l’occasion de signer des contrats de franchise. Ce n’est donc pas étonnant que les organisateurs parlent de contribution à la promotion d’une nouvelle culture entrepreneuriale. En effet, le secteur commercial a connu ces dernières années des évolutions importantes dues essentiellement aux changements dans le mode et des habitudes de consommation. À ce sujet, les chiffres parlent d’eux mêmes. Il existe aujourd’hui près de 480 points de vente, 300 magasins franchisés et 53 master franchisés. Mieux, près de 35 % des réseaux recensés sont constitués du secteur de l’habillement et de la restauration. Pour les organisateurs, ces données montrent que le secteur de la franchise occupe une place importante au sein du paysage commercial marocain et constitue, à cet effet, un puissant levier dans le domaine de la création des petites et moyennes entreprises. Cependant, le renforcement du cadre juridique pourrait apporter une plus-value à cette activité. Cela peut se faire par la mise en place d’un code déontologique qui constituera un cadre de référence pour les différents acteurs dans ce domaine et fixera ainsi les lignes de bons usages et de bonne conduite pour les opérateurs de ce secteur. En somme, il est question, selon certains professionnels, de normaliser la franchise marocaine pour que cette activité puisse participer activement à la croissance du pays. Durant le salon, les organisateurs veulent mettre à profit ce rendez-vous pour échanger les expériences et analyser la réalité sur le terrain. Car en dépit de son succès et de la croissance rapide de cette activité, la franchise demeure peu structurée et seuls deux salons, restés sans suite, ont été organisés en 1996 et 1997. C’est en 2002 qu’une fédération marocaine a vu le jour. Elle a pour vocation de rassembler franchiseurs et franchisés pour promouvoir ce secteur auprès des professionnels et le représenter auprès du pouvoir public.
M.S.