En inaugurant un samedi 24 juillet 2004 à Casablanca, la première tranche de 1000 logements économiques construits par le Groupe Addoha, le Souverain a marqué une fois de plus sa volonté de contribuer à l’éradication de l’habitat insalubre et à l’accès au logement décent des couches les plus défavorisées. La présence effective de la plus haute instance institutionnelle du pays à cette inauguration témoigne également de la confiance accordée aux promoteurs privés qui contribuent sur le terrain à la réalisation des ambitions royales visant à faire disparaître les bidonvilles du pays en les remplaçant par des logements décents. Bien avant, on peut rappeler l’appel lancé par Feu SM Hassan II aux promoteurs immobiliers de construire des logements économiques de qualité dans le cadre du programme national des 200 000 logements qui visait à résorber les bidonvilles de la ville de Casablanca et à contribuer à l’accès au logement des couches les plus défavorisées sans pour autant que ces unités résidentielles ne se transforment en ghetto mono couches. Du coup et comme on le voit, l’Habitat ne se limite plus à une question purement sectorielle. Au-delà, le secteur devient une cause nationale qui figure parmi les premières priorités dans l’action gouvernementale et qui se place aujourd’hui au coeur des chantiers structurants lancés par le Souverain pour consolider la cohésion sociale, facteur vital pour la stabilité et le développement humain. Le but étant de lutter contre la pauvreté dans les milieux rural et urbain, l’exclusion sociale et la précarité. Secteurs public et privé se sont aussitôt inscrits dans cette démarche nationale qui prône une dynamisation des réformes structurelles particulièrement dans le domaine de l’habitat visant la résorption du déficit en logement et l’éradication des bidonvilles et de l’habitat insalubre. Il fallait bien entendu l’implication des institutions financières pour donner de l’âme à cette politique. Ainsi, les différentes incitations entrant dans le cadre de cette démarche étatique ont été doublées d’une volonté manifeste des banques. Résultat: ces institutions financières sont aujourd’hui en mesure de financer la totalité du montant de l’acquisition d’un bien immobilier avec des taux de plus en plus attrayants (8 milliards de Dhs de crédit immobilier octroyés en 2005 pour un encours global de 40 milliards de Dhs). Cette opération de charme-crédit immobilier ne s’est pas arrêtée à ce niveau. En témoigne la mise en place du Fogarim ( Fonds de Garantie en Faveur des Populations à Revenus Irréguliers et Modestes). S’inscrivant dans le cadre de la politique du gouvernement visant à permettre aux catégories sociales à revenus modestes et/ou irréguliers d’accéder à la propriété de leurs logements et activée par le Groupe Addoha, leadear national en immobilier, cette opération vise à couvrir à hauteur de 70% les prêts bancaires consentis aux Marocains exerçant une activité génératrice de revenus mais ne pouvant produire des justificatifs desdits revenus. Le crédit peut couvrir jusqu’à 100% du coût global d’acquisition du logement. La mensualité à supporter par le bénéficiaire ne doit pas excéder 1000 Dhs. Toutefois, ce plafond vient d’être porté à 1500 Dhs. Objectif: permettre aux bénéficiaires de prêts d’accroître leur possibilité d’emprunt en la rapprochant de la somme de 200 000 Dhs sur une période de 25 ans pour des taux d’intérêt pouvant varier entre 7,5 et 8,5%.
Par ailleurs pour ce qui est des bidonvilles, la lutte est sans merci. Actuellement, les actions entreprises depuis le lancement du programme “ Villes sans bidonvilles ” lancées en juillet 2004 ont permis d’évaluer tout le chemin qui reste à parcourir. En 2010, il est prévu de reloger près de 257000 ménages et d’éradiquer 1000 bidonvilles à travers 75 villes du Royaume. Globalement ce programme auquel il a été alloué 5,5 milliards de Dhs en mai 2005 devait mobiliser près de 19 milliards de Dhs, dont une subvention du Fond Solidarité Habitat, estimé à près de 6 milliards de Dhs. Il devait, en outre, disposer d’une réserve foncière de quelque 5200 hectares. En tout, 5000 baraques ont été éradiquées, 50 000 bidonvillois ont reçu des logements décents et le parc actuellement disponible s’élève à 16 300 autres unités et 60 000 logements sont en cours de construction.
Autrement dit, en matière d’acquisition d’un logement qui devient actuellement à la portée de toutes les bourses ou presque, rien ne sera comme avant...
H.Z.
Le pôle Addoha investit le Nord
Le pôle urbain «Al Irfane» à Tanger, dont le coup d’envoi a été donné en ce mois de juillet par SM le Roi Mohammed VI, constitue l’un des plus grands projets d’habitat lancés au niveau national, avait souligné le ministre délégué chargé du logement et de l’urbanisme, M. Ahmed Tawfiq Hjira : «C’est un projet à plusieurs facettes et l’un des plus grands projets d’habitat à Tanger». Le projet prévoit la construction de 18.000 logements au profit de 90.000 personnes, la restructuration et l’aménagement de la région Boukhalef au profit de 20.000 habitants, pour un coût global de 4,2 milliards de dirhams. Le ministre a mis en exergue l’importance de cette opération qui cible 110.000 personnes, soit l’équivalent de la population de la ville de Larache. Ce projet contribuera également à la mise à niveau de la région où sont aménagées les grandes zones industrielles et à la création de structures d’accueil au profit des salariés des zones industrielles et des étudiants de l’université Abdelmalek Saadi. Il permettra en outre de dégager un bénéfice de 140 millions de Dhs qui servira à la restructuration de la région de Boukhalef et des quartiers sous équipés avoisinants. Le projet permettra de résorber le déficit en logements dans la ville, estimé à 35.000 unités. S’étalant sur une superficie de 60 hectares, le projet prévoit la construction de 18.000 logements et des infrastructures de base d’un coût global de 4,2 milliards Dhs. Les travaux devront s’achever en 2011. La réalisation de ce pôle urbain “ Al Irfane ” est confiée au Groupe Addoha, leader national dans le logement économique. Ce programme, dont la durée de réalisation est de 60 mois, générera 2700 emplois. De quoi confirmer que Tanger et régions figurent parmi les principales priorités du Groupe Addoha que dirige M. Anas Séfrioui.