L’Assemblée Générale Ordinaire de l’Asmex s’est tenue le 21 juin 2006 à Casablanca. Les quatre résolutions prises par l’assemblée ont trait à l’approbation par acclamation du rapport moral, lu par M. Abdellatif Bel Madani, Président de l’Asmex, des rapports financiers (excédent de 1.751.851,61 Dh) et du commissaire aux comptes, du budget, et au quitus plein et entier donné au Président, au Conseil d’Administration et au Bureau Exécutif, prouvant l’exactitude des comptes et lui permettant de poursuivre son mandat.
Dans un rapide round up des réalisations, le Président a indiqué que dans un environnement difficile, l’Asmex a globalement réalisé la plus grande partie des actions qui lui avaient été signifiées par l’AGO du 28 juin 2005. Relativement à la vision pour la promotion des Exportations, présentée au Premier Ministre le 26 octobre 2005, un contrat programme est à signer incessamment. Les actions à l’international, la Caravane de l’Exportation, au Maroc et en Allemagne, la promotion des consortiums d’exportation, les différents partenariats, la table ronde sur la promotion économique, le système d’information avec un portail à succès, ainsi que les publications ont été passés au crible, avec des avancées notables.
Pour ne pas verser dans la routine, l’Asmex qui avait invité pour l’occasion M. Mustapha Mechahouri, Ministre du Commerce Extérieur, a eu droit à la primeur de la toute nouvelle stratégie du commerce extérieur que ce dernier vient de concocter.
Une nouvelle stratégie export
Les éléments de la stratégie, que le Ministre du Commerce Extérieur a très rapidement énumérés, nécessitent un certain nombre de préalables. De son avis, ceux-ci ont trait à la mise à niveau de la logistique, à la réduction des effets de change, à l’encouragement de l’investissement orienté vers l’export, à la diversification de l’offre et à son adaptation, à la promotion de nouvelles activités, à l’élaboration d’un contrat- programme entre l’Etat et l’Asmex pour parler le même langage, … Le cœur de cette étude cible de nouveaux marchés, tels que l’inde, le Japon, le Canada, les USA, l’Irak, la Corée du Sud, l’Union du Maghreb Arabe, parce qu’il faut dépasser l’impasse de l’Algérie, les pays africains au sud du Sahara… même si l’UE va rester le partenaire de choix du Maroc. Il n’est plus question, dira le Ministre du commerce extérieur de se cantonner d’une offre fatalement exportable. Cette nouvelle politique sera soutenue par une politique tarifaire et de défense commerciale, la simplification des procédures et la simplification des échanges, et un encouragement tous azimuts des exportations par une fiscalité ouvertement plus compétitive, de nouveaux produits de financement adaptés aux besoins des entreprises, l’érection d’un groupe de travail pour le suivi et d’évaluation sous l’égide du MCE, la dynamisation de la diplomatie économique, la multiplication des consortia d’exportation… La coopération commerciale internationale en termes d’études d’évaluation des ALE, de négociations à l’OMC…, ne sera pas en reste. Avant de conclure, M. Mechahouri, qui a lancé plus de dynamisme chez les exportateurs, notamment en matière de promotion commerciale, a présenté sur la période 2007-2012 deux scénarios pour signifier la pertinence de cette nouvelle démarche. Un statu quo aboutirait à un solde déficitaire autour de 176 milliards de Dh, tandis qu’une démarche volontariste le ramènerait à 131 milliards de Dh. Sachant que le déficit sera encore structurel et non conjoncturel, il n’y pas lieu de s’inquiéter outre mesure, pour cette seconde hypothèse, a-t-il laissé entendre.
D. MB.