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Mordicus : Francis Cabrel, une légende vivante à Casablanca !

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On connaissait ses immenses talents, dans une écriture aussi chantante que sensée, et sa virtuosité avec sa guitare, mais j’étais loin de lui connaître cette touche humoristique, drôle à faire chavirer son public! Il est vrai que, depuis cet “ Embarquement Immédiat ”, émission d’une radio internationale, de ce printemps de 1979, diffusant l’un de ses plus grands tubes (Je l’aime à mourir), qui m’a fait découvrir cet immense talent, l’eau a vraiment coulé sous les ponts. C’est un Francis Cabrel extrêmement heureux, allant jusqu’à communier avec le public, qui s’est produit vendredi dernier, dans une salle archicomble du Magarama de Casablanca. Figurez-vous que ce public connaisseur, l’a rappelé jusqu’à trois fois ! Chaque fois qu’il croyait que c’était terminé, une standing ovation le faisait revenir sur scène, pour chanter en chœur avec lui l’une des 114 (… et des poussières) chansons de son vaste répertoire (Petite Marie, L’encre de tes yeux, Je l’aime à mourir, Sarbacane, La Corrida, Octobre, La Dame de Haute Savoie…). Faute de temps, on n’a pas tout eu! Merci quand même à Bob Dylan pour ton inspiratif “ Like a rolling stone ” et à tonton Freddy pour le fameux cadeau de Noël… Parlant de cadeau, celui offert à Denis Benarrosh, batteur du groupe, qui est né à Casablanca même, fut plein de sens !
Tout au long du concert, j’ai pu, certes difficilement, de temps à autre, détourner mon regard de ce géant du rock et du blues, et pas seulement des ballades françaises, pour balayer le public. Eh bien, devant une telle icône, j’avais comme l’impression qu’il se demandait s’il fallait chanter, swinger ou juste lire le tableau (il a osé tout de même suivre le chœur à chaque invite), tant Francis Cabrel paraît un artiste-peintre. De son texte, toujours mélodieux parce que rimé, mais oh combien dense, et de sa musique d’une rare pureté, on perçoit toujours un tableau.
J’ignore si le grand FC a exigé des prises live, pour nous restituer les véritables sons, mais pour un tel concert la sono aurait gagné a passé par le dolby de la salle 8 ! Messieurs de la productique et de la scénographie, n’y a-t-il pas des niches sur ce volet?
En tout cas, mille merci à ce grand Monsieur, qui promeut les jeunes auteurs compositeurs (Rencontres d’Astafort), se dépense sans compter pour l’humanitaire (Sol En Si, Restos du cœur...) et qui a déjà interpellé, pêle-mêle, la disssidence en URSS, la pauvreté dans le Tiers Monde, la détresse des immigrés (Saïd et Mohamed), le racisme du temps de l’apartheid (Soweto), …
Vivement le prochain !

Daouda MBaye



 

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