La politique marocaine en matière de partenariat peut servir d'exemple pour une meilleure appréhension des atouts dont dispose le Maroc, à l'heure où il a engagé une série de réformes visant à moderniser son économie, ses institutions politiques, mais aussi à mettre en place un cadre de travail normatif et qualitatif pour les entreprises internationales et nationales. La conférence-débat, organisée le 5 juin à Casablanca, par la Fédération de l'Énergie, sur le thème : "Émergence et attractivité du territoire Maroc" confirme bien cette tendance à l'ouverture, un tremplin dans la mondialisation. La présence, entre autres, de Salah Eddine Mezzouar, ministre de l'Industrie, du Commerce et de la Mise à niveau de l'Économie ainsi que du Professeur d'Économie Politique à l'Université Paris Dauphin, ont permis de cerner cette problématique visant à mieux "vendre" le Maroc auprès des industriels étrangers. Naturellement, M. Abdellah Alaoui, Président de la Fédération de l'Énergie, ne pouvait que se féliciter de la réussite de cette rencontre mais aussi de sensibiliser l'auditoire sur l'enjeu du thème choisi. Dans son discours introductif, il rappelle que le sujet est central, voire essentiel pour le futur économique national. En effet, "notre secteur de l'énergie est sensible puisqu'il a été précurseur en matière d'attraction d'investissements étrangers, ayant entamé sa libéralisation très tôt avec la privatisation de la distribution des produits pétroliers en 1994 et du raffinage en 1997, la privatisation de la production électrique à Jorf Lasfar en 1995, ensuite des régies de distribution de Casablanca en 1997, et de Tanger-Tétouan en 2001 ainsi que celle de Rabat en 2002", a-t-il fait remarquer à une assistance nombreuse et attentive. Ces propos, viennent à point nommé dans un contexte où la recherche de capitaux étrangers, non seulement financiers mais également en transfert de know how, est devenue un véritable enjeu pour les pays en voie développement afin de faire décoller leur économie et de répondre aux besoins d'une population en forte croissance et avide de consommation. Sur un autre plan, toutes les régions du monde ont profité du flux des capitaux privés vers les émergents et qui ont atteint près de 490,5 milliards de dollars en 2005. Seuls dix pays ont pu mobiliser la majorité de ces investissements directs étrangers. Dans cette optique, la globalisation appelle des réformes accélérées pour renforcer le dynamisme du tissu productif local et, de facto, la compétitivité du Maroc pour occuper la place qu'il lui appartient dans cette concurrence des IED. Évidemment, cela commence par le secteur énergétique car une énergie à des prix compétitifs contribue à l'évidence à une meilleure compétitivité de l'économie nationale et donc à une croissance plus soutenue. Au moment où le Maroc multiplie les actions pour l'équilibre de sa balance commerciale, il était donc naturel de rappeler les principes fondateurs qui tiennent compte de tous les indicateurs de la macro et de la micro économie.
M.S.