On arrête pas le progrès. Cette maxime vaut tout son pesant d’or dans ce qu’il convient d’appeler la nouvelle liaison ferroviaire entre Rabat et Salé. Par cette innovation, l’Office national des chemins de fer s’inscrit dans une logique de proximité et s’intègre ainsi parfaitement dans le grand projet qui s’opère sur la vallée du Bouregreg. En effet, dans «un contexte où les flux de circulation entre Rabat et Salé deviennent de plus en plus pénibles: Embouteillages, pollution, bruit, etc. L’Office National des Chemins de Fer (ONCF), en tant que spécialiste du transport de masse, veut contribuer à absorber une partie de ce trafic urbain», souligne M. Mohamed Rabie Khlie, Directeur Général de l’ONCF, avant d’ajouter que «fort de son expérience à Casablanca avec la desserte urbaine “Al Bidaoui”, l’ONCF lance, la nouvelle desserte urbaine “Bouregreg” reliant les villes de Salé et Rabat.» Cette nouvelle desserte vient à point nommé, dans un contexte où l’ONCF est de plus en plus impliqué et engagé dans un processus de mutation et de modernisation dont l’objectif est d’offrir, à ses clients, un service de qualité et de proximité. Pour mieux comprendre cette démarche, il suffit de faire un tour dans les différentes gares innovées ou en cours d’innovation. La gare de Rabat-Agdal en est la parfaite illustration. Ainsi grâce à «Bouregreg», l’ONCF offre 60 liaisons quotidiennes entre Rabat et Salé en 7 minutes seulement avec un train toutes les 30 minutes. De plus, l’aller simple ne coûte que 10 dirhams et moins de 5 dirhams avec la formule abonnement. Mais ce tarif ne fait pas l’unanimité des voyageurs car certains estiment qu’il coûte plus cher, dans ces conditions, de voyager en train entre les deux rives, que dans un grand taxi. Toutefois, «Bouregreg» est une desserte urbaine reliant la ville de Salé à la ville de Rabat par train, et desservant les gares suivantes : Salé Tabriquet, Salé Ville, Rabat Ville, Rabat Agdal. Selon les responsables de l’ONCF, «Bouregreg» est une offre complète qui propose aussi bien un billet de transport qu’une carte d’abonnement libre circulation, à des prix compétitifs et profitant du confort du train. Pour ce qui est de l’abonnement, il est établi pour un mois, trois mois, six mois et 12 mois avec des tarifs respectifs de l’ordre de 300, 750, 1350 et 2 550 dirhams avec 50 dirhams comme caution, remboursable à la fin de l’abonnement. Pour les observateurs, l’ONCF prend de l’avance en attendant le tram way qui va voir le jour dans les prochaines années et qui est prévu dans le projet de développement de la Vallée Bouregreg. Cependant, les habitants de Témara attendent avec impatience qu’il y ait une desserte aussi toutes les trente minutes tant sur Rabat que Casablanca. Le Directeur Général de l’ONCF sera-t-il à l’écoute de ces «Témris» isolés, enclavés et laissés à la merci des chauffeurs de taxis tombeau-pardon- de taxi blanc ? L’espoir est permis.
M.S.
Des motifs de satisfaction
Que prépare l’ONCF pour l’été 2006 ? La question mérite d’être posée en ces temps où le train est devenu le moyen de transport le plus sûr en termes de capacité, de sécurité et de confort. Mais l’année 2005 peut nous permettre d’avoir une petite idée de ce qui attend les voyageurs cette année. En effet, l’ONCF a acheminé 60 000 voyageurs en moyenne par jour, contre 40 000 en période de trafic normal, avec des pics record atteignant 70 000 passagers, notamment à fin juillet - début Août. Le bilan de la campagne d’été 2005 a totalisé l’acheminement de 4 300 000 voyageurs en 2005 contre 3 830 000 passagers en 2004, marquant ainsi une progression à deux chiffres. Cette croissance confirme les résultats enregistrés pendant l’année en cours. Ainsi, le nombre de passagers à fin Août 2005 totalise 14 070 000 contre 12 364 000 à fin Août 2004, soit un accroissement appréciable de 14%. À ce sujet, explique le Directeur Général de l’ONCF, toutes les mesures sont prises pour faire face aux grandes affluences des vacances d’été.
Anticipant les fortes affluences en cette saison, et dans le souci de satisfaire cette forte demande (estivants, colonies de vacances, touristes, MRE…) l’Office a mis en place un nouveau Plan de transport apte à résorber tous les flux de voyageurs transportés dans les conditions satisfaisantes de sécurité et de confort. Ce plan de transport a nécessité la mobilisation permanente de la totalité du matériel roulant, qu’il s’agisse des voitures, des locomotives ou des rames automotrices. Ainsi, pas moins de 151 trains sillonnaient chaque jour à pleine capacité le réseau national. Bien entendu, toutes les mesures ont été prises à l’avance pour garantir la disponibilité durable et la fiabilité du matériel. De quoi ne pas se faire des soucis car l’ONCF peut valablement relever le défi du transport.