I- Chiffres
Indice des Prix à la Production (mars 2006)
Comparativement au mois de février 2006, l’augmentation de 0,1% de l’Indice des Prix de la Production (IPP), à fin mars 2006, des industries extractives s’est opposée à une stagnantion de celui des industries manufacturières et de la production et distribution d’électricité et d’eau. C’est ce qui ressort des résultats de l’enquête mensuelle sur les prix à la production industrielle, énergétique et minière, menée par le Haut commissariat au Plan (HCP).
D’après cette source, l’augmentation de l’IPP des industries extractives est surtout due à celle enregistrée au niveau des Autres Industries Extractives (+0,1% ), suivant l’appellation de la nomenclature marocaine des Activités économiques, dont le bitume (+1,4%).
Quant à la stagnation des secteurs manufacturier et des utilités, elle résulte à la fois des baisses dans le raffinage (-1,5%), la fabrication d’équipements TV et de communication (-0,6%) et des hausses dans la métallurgie (+1,2%), la fabrication de machines et d’appareils électriques (+1%), et l’industrie alimentaire (+0,9%).
(Source: HCP)
II- Trend
Stratégie énergétique
L’énergie n’est pas un bien comme les autres. Elle ne saurait par conséquent être laissée aux seules lois du marché pour décider des grands choix énergétiques. Aucune solution ne peut être dans une seule source d’énergie. Toutes les options doivent rester ouvertes, y compris l’option du nucléaire pour les besoins de l’électricité à un prix avantageux ou pour le dessalement de l’eau de mer. L’exploitation de nouvelles filières complémentaires aux combustibles fossiles, comme les énergies renouvelables (Eolien 500 MW à 2012- Solaire Thermique 430 MW à 2012, dont 230 MW à 2007 et 200 MW entre 2008 et 2012- Photovoltaïque 2700 GW à 2012) sont aussi envisagées.
(Source: Energie & Stratégie n° 16)
Flash Ecos
I- Solutions de sauvegarde des écosystèmes littoraux
Afin de freiner la dégradation du littoral, l’Association des Professionnels du Sable (APS) tire la sonnette d’alarme. Dans une correspondance qui nous est parvenue, M. Mohammed Bachiri, Président de l’APS, relève que sous l’effet conjugué d’une urbanisation croissante et de l’exploitation abusive des sables de dunes et de plages, le potentiel de développement, particulièrement celui lié au tourisme dans ces régions, risque d’être compromis. Le cas des plaines littorales de la région d’Ouled Berjal à Kénitra est critique. Un communiqué de l’APS précise que 15 millions de m3 ont été prélevés en 2005 et cette quantité risque de doubler en 2015 si rien n’est fait.
Le Président de l’APS nous signale la mise en place d’un Comité Interministériel, chargé de la problématique de l’exploitation du sable de plages et de cordons dunaires. Ce Comité a d’ailleurs tenu une récente réunion, en présence de la Fédération des Matériaux de Construction (FMC) et de l’APS. La mission, qui lui a été assignée, est de proposer au Premier Ministre, M. Driss Jettou, des solutions concrètes, sans pour autant pénaliser le secteur des BTP.
Les recommandations pour la mise en place de solutions alternatives tournent autour de mesures immédiates (pour contenir et limiter la dégradation du littoral, formaliser le marché du sable), à court terme (aller vers l’interdiction du sable de plage et des dunes littorales, suivre les tendances du marché du sable), et du développement durable et de l’aménagement du littoral (veille et prospective avec la création d’un Observatoire du Sable, utilisation optimale des solutions alternatives, notamment la production industrielle de sable de dragage et de concassage, gisements identifiés).
(Source: APS)
II- Commerce Mondial: divergences et complots de bas niveau
La date butoir du 30 avril pour sortir le Cycle de Doha (Qatar) de l’impasse, tel que fixé par les États membres de l’OMC lors de la Conférence Interministérielle de Hong Kong en décembre dernier... a été repoussée.
Rappelons que le Directeur Général de l’OMC, M. Pascal Lamy tenait particulièrement à cette date butoir du 30 avril. N’ayant pas chômé le 1er mai, il a prôné au sein du Comité de Négociations un consensus pour convertir les déceptions en détermination et conclure le cycle.
(Source: OMC)