Les ventes à distance et plus généralement le commerce en ligne ne marche toujours pas très fort. La réglementation des changes, et les contenus y sont-ils pour quelque chose?
En tout cas, le consommateur friand de produits de qualité n’hésite pas à faire dévoiler ses desiderata. Ne pouvant acquérir un jeu, un produit high-tech, ou un produit d’un secteur traditionnel, tel un vêtement, ne peut que noyer sa frustration dans un achat classique. Est-ce parce que l’import va l’emporter, dans un premier temps, sur l’export, que des entraves sont érigées? L’affirmative a ses défenseurs. Pourtant, les contenus proposés sur des sites locaux ne manquent pas de pertinences, pour réaliser des chiffres d’affaires faramineux, ne serait-ce que sur les produits artisanaux.
De l’autre côté de la Méditerranée, les périodes d’après Noël, qui précèdent les soldes ont été celles d’achats monstres sur la toile. Ces comportements du consommateur sous d’autres cieux, peuvent bien être dupliqués ici. On peut aisément faire une analogie, même si elle est relative, entre l’affluence de fonds après les fêtes de Noël en France par exemple, entendons par là cadeaux sonnants et trébuchants, et les étrennes d’après Aïd El Adha au Maroc. Il est peut-être temps de vulgariser le «pick and buy» par une carte bancaire normale- sécurisée -cela s’entend- et dynamiser le télécommerce, car au nord de la Méditerranée, les chiffres d’affaires réalisés font pâlir d’envie (10 milliards d’euros de CA en 2005 sur l’Hexagone!) tous les dirigeants de start up locales.
Où en est-on sur la place casablancaise? Très loin, à des années-lumière de ces chiffres..., ou bien est-on en train de préparer un saut conséquent, et faire profiter dans un premier temps les consommateurs des produits de fin de vie. La veille des soldes traditionnelles, en dépit des résultats de l’enquête de collecte des indicateurs TIC, qui situent les freins au e-commerce à des proportions importantes sur les noeuds cités plus haut ...
Daouda MBaye