Il est de ces gardiens des arts, des métiers et des sciences qui n’hésitent pas à dépenser leurs avoirs pour satisfaire la masse. Les mécènes, et autres philanthropes, figurent en première ligne parmi ces bienfaiteurs. Ils représentent la véritable caution du savoir dans la mesure où ils se constituent en protecteurs des sciences. Leurs actions sont diverses et variées. Celle-ci, qui n’en est pas des moindres mérite qu’on s’y attarde un peu. Il s’agit de la nouvelle bibliothèque, flambant neuve, érigée au sein de la Faculté des sciences économiques et juridiques de l’université Hassan II de Casablanca. Dans un précédent numéro (voir www.lanouvelletribune.com), nous annoncions la pose de la première pierre. Elle a enfin ouvert ses portes au grand bonheur des étudiants, professeurs, chercheurs..., bref de monsieur tout le monde. La fréquentation est assez déterminante de l’utilité d’un tel cadeau. C’est le cas de le dire, en cette fin d’année où certains tergiversent sur leurs choix pour contenter proches, amis, collaborateurs ou clients. D’aucuns y vont pour compulser ouvrages ou encyclopédies, tandis que d’autres surfent allègrement sur la médiathèque, dans un cadre agréable, l’architecture étant à elle seule, tout un plaisir. Je me garderais de citer ici les initiateurs de cette oeuvre grandiose, pour respecter leur modestie.
Il reste à imiter des actions pareilles... C’est sûr que cela peut être contagieux. A ceux qui ont les moyens, la voie est toute tracée, suivre n’est pas très difficile. A ceux, qui ont moins de moyens aussi, il est toujours possible de faire quelque chose. Ma pensée va vers ces petites cartes de voeux de l’UNICEF! C’est un petit geste, qui lorsqu’il est amplifié, démultiplié, peut avoir un impact très grand. On dit souvent que la goutte d’eau arrive à creuser la roche! Donc, défenseurs du réceptacle des arts, ne baissez pas les bras, l’histoire retiendra vos actes, elle a une mémoire d’éléphant !
Daouda MBaye