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Infrastructures de base : Démarrage du méga projet autoroutier Marrakech-Agadir

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Les autoroutes du Maroc (ADM) et les principaux acteurs dans la construction des doubles voies ont le vent en poupe. Non pas que les recettes de péage ont augmenté ou que les taux des accidents sur les autoroutes au Maroc ont diminué, mais parce que les autoroutes nationales entrent dans leur dernière ligne droite. Par conséquent, c’est une fierté pour ces opérateurs d’avoir relevé le défi qui était celui de doter le pays de 1500 km d’autoroutes à l’horizon 2010. C’est ce qui montre l’importance du coup d’envoi du dernier maillon de la liaison nord-sud définie par le schéma d’armature autoroutier et qui s’intègre ainsi aux grands axes structurants, Agadir – Casablanca – Rabat – Tanger – Europe et l’autoroute maghrébine. L’importance du projet est de taille puisque c’est Sa majesté le Roi Mohammed VI qui a procédé mardi 3 janvier 2006 au lancement des travaux, en présence de ministres, d’une foule en effervescence, et de nombreuses personnalités de haut rang. Le Souverain a présidé, par la même occasion, la signature d’une convention de partenariat pour le dédoublement de l’itinéraire routier reliant l’autoroute à Essaouira via Chichaoua. Pour Karim Ghellab, ministre de l’Équipement et du Transport, ce chantier vient ainsi couronner les efforts du Royaume dans son combat pour le désenclavement des différentes régions du Maroc. Techniquement parlant, il s’agit d’un ouvrage, d’une longueur de 233 km. De par sa conception, cette liaison autoroutière prend son origine vers la fin de l’autoroute Settat - Marrakech, contourne la ville de Marrakech par l’ouest, passe par Chichaoua, Imintanout, Argana et Amskroud, pour atteindre la ville d’Agadir. Sept points d’échange sont prévus au niveau des agglomérations traversées. Pour sa part, le projet de dédoublement linéaire, reliant l’autoroute à Essaouira via Chichaoua, confère ainsi au chantier lancé tout son caractère économique et touristique. En effet, de par ses retombées socio-économiques attendues, le projet devrait répondre au souci de réaliser un développement régional équilibré. Outre l’amélioration évidente de la qualité et la sécurité du transport, l’impact touristique de l’ouverture sur le littoral atlantique de la Région de Marrakech – Tensift - Al Haouz et un meilleur aménagement du territoire entre trois pôles touristiques majeurs, devraient également avoir des effets bénéfiques sur les conditions de vie des populations, notamment celles des localités desservies. Pour les opérateurs, l’année 2006 sera charnière en matière de construction d’autoroutes. Et ce n’est pas à l’ADM où l’on dira le contraire. Elle qui a tenu son Conseil d’Administration, à quelques jours  seulement du lancement de ce denier tronçon . C’est une satisfaction certaine, considérant que l’année 20005 a été marquée à l’ADM par la mise en service du tronçon Asilah-Tanger ainsi que par la signature d’une convention avec le Fonds Hassan II pour le Développement Économique et Social, relative au financement de l’autoroute Fès-Oujda. La même année a connu d’autres événements importants dont l’inauguration des autoroutes Had Soualem-Tnin Chtouka et le contournement de Settat. Parallèlement, l’ADM a procédé au lancement des appels d’offres comme ce projet Marrakech-Agadir. Alors que sur le plan financier, le budget d’investissement 2006 prévoit une augmentation de l’ordre de 5, 605 milliards de dirhams, soit une hausse de 52 % par rapport à 2005. Quant au chiffre d’affaires, pour la même année, il devrait atteindre plus de 692 millions de Dh HT, en augmentation également de 10 %. Un ensemble d’acquis qui permettront de consolider les investissements, dans la région de Marrakech-Agadir et Essaouira, sous l’impulsion du ministère de l’Équipement et du Transport.

M.K.


Caractéristiques du projet

Divisé en sept sections (Marrakech – RP 2006, 33km ; RP 2006 - RN 8, 17 km ; RN 8 – Chichaoua, 34 km ; Chichaoua – Imintanout, 33 km ; Imintanout – Argana, 59 km ; Argana – Amskroud, 46 km et Amskroud – Agadir, 11 km), le projet nécessitera la réalisation d’environ 61 millions de m3 de terrassement dépassant les volumes de terrassement du barrage Mjaâra, considéré comme un ouvrage exceptionnel, ce qui constitue un défi consistant pour les entreprises dont le rendement devrait dépasser 1,25 million de m3 de terre remuée par mois. La réalisation de ce tronçon autoroutier a été rendue possible grâce à la convention signée le 1er juin 2004 à Agadir en présence de Sa Majesté, en vertu de laquelle le Fonds Hassan II pour le développement Economique et Social apportait 1500 millions de DH en augmentation du capital de la Société des Autoroutes du Maroc (ADM). Cette recapitalisation permet à ADM de faire face aux charges financières du projet, dont le coût global est estimé à 7000 millions de dirhams. Le financement d’un montant global d’environ 5454 millions de dirhams est assuré par le Fonds Arabe de Développement Economique et Social (FADES), le Fonds Koweïtien de Développement Economique Arabe (FKDEA), la Banque Africaine du Développement (BAD), la Banque Islamique du Développement (BID) et le Fonds Japonais (JBIC). Les travaux de construction sont prévus être réalisés dans un délai global de près de 4 années. La première et la dernière section, lancées en ce jour, ont été adjugées respectivement aux groupements, maroco - égyptien El Hajji, Sefiani, The Arab Contractors, et serbo - monténégrins Planum – Mustogradnja.


Essaouira et l’Autoroute Marrakech – Agadir via Chichaoua

Le projet consiste en l’aménagement sur une longueur de 113 km et la réalisation d’un dédoublement à 2 x 7 m, pour un coût global de 490 Mdh. La convention de partenariat entre le ministère de l’Equipement et du Transport, le Fonds Hassan II pour le Développement Economique et Social et la Région de Marrakech – Tensift – Al Haouz en précise les modalités de réalisation et le financement, partagé comme suit: 170 Mdh à la charge du ministère de l’Equipement et du Transport, 150 Mdh à la charge de la Région Marrakech – Tensift – Al Haouz, 20 Mdh à la charge du Conseil Provincial d’Essaouira et 150 Mdh comme contribution financière du Fonds Hassan II sous la forme d’un prêt à la Caisse pour le Financement Routier (CFR). La maîtrise d’ouvrage du projet est assurée par le ministère de l’Equipement et du Transport, qui réalise également les études, prépare les cahiers de charges et lance les appels d’offres y afférents, assure le suivi des travaux de réalisation et assure la gestion et l’entretien des routes réalisées dans le cadre du projet. Un comité de suivi, présidé par le ministère de l’Equipement et du Transport et composé des représentants du ministère des Finances et de la Privatisation, du Fonds Hassan II, de la CFR, de la Région de Marrakech-Tensift Al Haouz et du Conseil Provincial d’Essaouira, sera mis en place pour suivre l’exécution de la convention et la réalisation du projet prévue sur 4 ans, à partir de 2006.



 

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