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Technique de récupération : Le transfert des eaux excédentaires Protecton des ressources hydriques

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La coopération dans les gestions des ressources, au niveau des régions est fort justifiée dans un contexte où cette ressource se fait de plus en plus rare. Pour les professionnels, cette solidarité inter-régions est la condition sine qua non d’un développement équilibré sur l’ensemble du territoire national. En effet, SM le Roi a demandé lors de la 9 session du CSEC “  d’aller plus loin dans la réalisation d’installations de stockage et d’assurer, dans un souci de solidarité inter-régionale, le transfert des eaux à partir des bassins excédentaires vers les bassins déficitaires ”.Actuellement, le Maroc dispose de 13 systèmes de transfert d’eau en service, d’une longueur totale de plus de 1100 kilomètres permettant le transfert d’un volume de près de 2,5 milliards de mètres cubes avec un débit de plus de 200 mètres cubes/seconde.C’est encore insuffisant, de nouveaux transferts, déjà identifiés, devront être réalisés. Le principal projet concerne le transfert de près d’un milliard de mètres cubes d’eau par an du Sebou vers le centre du pays, coeur de l’économie nationale. D’autres possibilités de transfert inter-bassins existent, notamment, le transfert d’environ 200 millions de mètres cubes du haut Sebou vers le Saïss, le transfert de près de 170 millions de mètres cubes du Loukkos vers le sud et le transfert de près de 400 millions de mètres cubes des Côtiers Méditerranéens vers la Moulouya.
Les eaux souterraines constituent une part importante du patrimoine hydraulique national. On estime actuellement le potentiel mobilisable réparti sur 126 nappes identifiées à près de 4 milliards de mètres cubes par an. Le degré de connaissance de ces nappes varie sensiblement d’un aquifère à un autre, selon la situation et l’extension géographique, et le contexte hydrogéologique. Le développement hydro-agricole conjugué aux impacts de sécheresses observées durant les vingt dernières années ont engendré une surexploitation accrue des nappes du Souss, du Haouz, des nappes côtières de la zone de Rabat-Safi, du Saïss, des Triffa-Angad, etc. Les baisses quasi générales des niveaux des nappes ont atteint des valeurs alarmantes menaçant ainsi le développement économique et social de certaines zones comme c’est déjà le cas de Sebt El Guerdane dans la région du Souss. La surexploitation des nappes a pour conséquences directes le puisement dans notre capital en ressources en eau et l’exposition à de graves problèmes écologiques: assèchement des cours d’eau, des lacs et des sources, intrusion marine, etc. On se doit donc de reconstituer ce capital dés qu’on le peut par la recharge artificielle des nappes. Celle ci consiste en la réalisation de dispositifs (bassins, fosses, seuils, barrages et puits) qui permettraient la restauration de l’équilibre de ces nappes ou du moins l’atténuation des déficits enregistrés. Une enquête nationale a été menée dans le but d’identifier les possibilités de recharge artificielle des nappes au Maroc. Ainsi, 20 nappes pouvant faire l’objet de ce traitement ont été identifiées et presque l’ensemble de ces nappes connaît une surexploitation avancée.

Les politiques de construction des barrages
en Méditerranée

Durant des décennies, les politiques de construction des barrages ont été guidées par des impératifs de développement, à savoir : satisfaire les demandes en énergie par la production hydroélectrique, en eau d’irrigation pour le développement de périmètres (sources de production agricole) en eau potable et industrielle. D’autres impératifs se sont conjugués, à savoir la protection des populations (inondations et gestion de la pénurie par une sécurité d’approvisionnement en eau potable). De ce fait, les barrages jouent un rôle essentiel et crucial dans la vie et le développement économique de la région. Mais ces politiques de construction, actuellement en développement dans les pays du Sud et de l’Est de la Méditerranée,  nécessité oblige, ont commencé à soulever des controverses au vu de leurs impacts sur l’environnement humain et naturel. En organisant un Atelier régional sur le thème ‘Conception et gestion durable des barrages en Méditerranée”, un débat s’est instauré sur ces deux composantes qui permettra d’identifier les problèmes engendrés, les difficultés rencontrées, les bénéfices et avantages retenus. Les travaux de cet atelier ont permis d’apprécier et d’évaluer les solutions à mettre en oeuvre pour concevoir et gérer durablement les barrages dans la Région.

Unir les efforts

Le souci est le même et les conférenciers ont tenu à le démontrer. En effet, les pays méditerranéens ont développé, particulièrement au cours de la deuxième partie du siècle passé, des politiques dynamiques de constructions de barrages. Dans la plupart des pays situés dans le Nord de la Région, le rythme de réalisation s’est réduit. En revanche, dans le Sud et l’Est de la Région, d’ambitieux programmes de construction de barrages sont prévus ou programmés pour satisfaire des besoins croissants des demandes en eau des populations. Ces programmes nécessitant des capacités de financement de plus en plus importants, les institutions internationales de financement ont conditionné leur participation par la nécessité d’intégrer la composante environnementale. Cette intégration doit évaluer les mesures d’accompagnement en vue de réduire et corriger les impacts négatifs sur les populations et l’environnement naturel. En initiant cet Atelier régional sur les barrages en méditerranée par une table ronde sur la “Dualité: Développement/Protection de l’Environnement”, les participants ont pu dresser une vue synoptique des principales recommandations et actions faites pour concilier cette dualité.



 

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