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Hydrocarbures : Bilan satisfaisant pour l’ONYM

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«Nous appuyant sur les conclusions des études les plus récentes et sur des programmes d’exploration continus menés en synergie entre l’Office et ses partenaires, il nous est possible d’affirmer avec force, qu’à terme raisonnable, nos chances de faire des découvertes restent intactes, dès lors que sera poursuivie la stratégie mise en oeuvre, conformément aux hautes orientations de Sa Majesté le Roi.» C’est en ces termes que Mme Amina Benkhadara a conclu son allocution introductive concernant le rapport sur l’exercice 2004 des activités du BRPM et de l’ONAREP, regroupés désormais au sein de l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONYM). Des propos qui confortent ainsi la politique nationale en matière de recherche pétrolière d’autant plus que l’économie marocaine a réalisé un taux de croissance de 3,5 % durant l’année 2004. Cette performance est due essentiellement aux bons résultats du secteur agricole et au bon comportement des secteurs du BTP et de l’épargne nationale qui s’est maintenue à un niveau satisfaisant autour de 25,3% du PIB. Pour sa part, l’inflation s’est stabilisée à un niveau inférieur à 2 %. Cet accroissement de l’activité économique s’est traduit par une augmentation de 4% de la consommation totale d’énergie qui est passée de 10,96 millions de tep en 2003 à 11,4 millions de tep en 2004. Cependant, si jusqu’à présent tous les contrats signés avec des sociétés étrangères, dans ce sens, n’ont pas encore abouti, il reste important de continuer les recherches. D’ailleurs, la fusion entre le BRPM et l’ONAREP est, à ce sujet, très révélatrice. En effet, comme le souligne la Directrice de l’ONYM, «la création d’une entité unique pour l’exploration minière (à l’exception des phosphates), pétrolière et gazière, l’objectif visé est de faire jouer au maximum toutes les synergies humaines, techniques et financières entre les différents domaines et de tirer profit de tous les gains d’échelle rendus possibles, ceci pour accompagner la nouvelle dynamique déjà lancée dans l’un et l’autre des organismes actuels.» Le résultat d’une telle démarche est qu’au titre de l’exercice 2004, l’ONYM a consolidé ses activités à travers ses deux ex-organismes, matérialisées par l’accélération et l’avancement des opérations préparatoires pour la mise en place du nouvel Office. L’autre motif de satisfaction est qu’une étude, qui a effectivement débuté en octobre, servira à définir le périmètre spécifique de l’Onym et l’organisation correspondante pour recentrer au mieux l’activité sur les processus coeur de métier et mettre en place un management centré sur la performance.

Optimisme et recherche

Cette étude, selon Mlle Benkhadra, permettra également d’élaborer un appel d’offres pour la conception de l’architecture du système d’information cible de l’Onhym et pour la définition des outils informatiques qui en permettront la mise en oeuvre.. Pour ce qui est des chiffres, notamment les investissements, le rapport de l’Office note qu’entre 2000 et 2004 le niveau des investissements réalisés par l’Onarep et ses partenaires avoisine 300 millions de dollars, dont 240 millions en offshore et plus de 52 millions en onshore. Le volume total des acquisitions sismiques réalisées a atteint plus de 62 300 Km de sismique 2D et environ de 500 km carré de sismique 3D. Pour la Direction de l’ONYM, ces efforts se sont traduits par le forage en 2004 des premiers puits en offshore profond qui ont mis en évidence des indices de gaz et d’huile et des roches prolifiques susceptibles de générer des hydrocarbures. Ces nouvelles données en cours d’analyse, vont permettre la réévaluation de l’immense zone vierge de l’Atlantique profond en vue de cerner les zones les plus prometteuses et de réorienter les programmes futurs de l’exploration. Il n’est donc pas étonnant que le rapport mentionne avec force la nouvelle tendence de consommation de l’énergie au niveau national. D’autant plus que la demande énergétique a été satisfaite en grande partie par une offre électrique en net accroissement par rapport à l’année 2003 atteignant 17 946 GWH contre 16 779 GWIrI en 2003, soit une augmentation de 6,5 %. Cette demande a été satisfaite à hauteur de 56,4% par la production concessionnelle, 35% par la production des centrales exploitées par l’ONE et 8,6% par l’importation à travers l’interconnexion avec l’Espagne. Enfin, la structure de la consommation nationale en énergie en 2004, a été la suivante : 60, 61% pour les produits pétroliers, 31,51% pour le charbon, 3,64% pour l’électricité hydraulique, 3,51% pour l’électricité importée, 0,46% pour l’électricité éolienne et 0,26% pour le gaz naturel. Des domaines pour lesquels l’ONYM entend se mettre pour un meilleur équilibre entre les différentes sources énergétiques. Une donnée importante quand on sait que la facture pétrolière s’est établie à 14,5 milliards de dirhams en 2004 contre 9,22 milliards de dirhams en 2003, soit une hausse de 57,7%. Pour la Directrice, cette hausse s’explique par le renchérissement des cours du pétrole brut sur le marché international et par l’augmentation du volume global du pétrole importé qui est passé de 4,61 millions de tonnes en 2003 à 6 millions de tonnes en 2004. En effet, les prix du pétrole ont atteint en moyenne 38,2 dollars le baril en 2004, contre 28,9 dollars en 2003. Ce qui fait que l’État a dû ainsi débloquer une enveloppe de 3 milliards de Dh pour subventionner les prix des produits pétroliers en 2004. Une année marquée, dans le secteur énergétique national, par la signature le 20 décembre 2004, d’une convention d’investissement entre le gouvernement et la Société Marocaine de l’Industrie du Raffinage (SAMIR). L’investissement d’un montant de 6 milliards de dirhams porte sur un programme de modernisation des installations techniques de la raffinerie de Mohammedia.

M.S.

Efforts soutenus à l’ONYM

Durant l’année 2004, les sociétés étrangères ont continué à affluer au Maroc en raison d’un cadre juridique et fiscal très incitatif, de la qualité des données disponibles, de l’attrait de l’offshore profond et des progrès technologiques réalisés par l’industrie pour l’exploration-production en mer profonde. En termes de superficie, l’offshore représente environ 90% des permis de recherches, de reconnaissance et d’exploration en cours de validité. Cette prédominance s’explique par plusieurs raisons, notamment l’attrait de l’offshore profond le long de la côte ouest de l’Afrique, compte tenu des nombreuses découvertes réalisées dans le golfe de Guinée et au large des côtes mauritaniennes, des innovations technologiques et de la baisse des coûts qui en a résulté. L’offshore a donc été privilégié toutefois un effort a également été entrepris pour développer l’exploration en onshore à travers le lancement de plusieurs études de retraitement des données existantes dont certaines ont, dès cette année, permis la mise en évidence de plusieurs nouveaux concepts. Au niveau de la gestion des Ressources Humaines, la revalorisation des émoluments de l’ensemble des catégories du personnel, l’accélération de la refonte des statuts et de l’harmonisation des règles et procédures de gestion en vigueur dans les deux organismes, le développement des formations spécifiques, sont autant d’éléments positifs caractérisant le bilan de cette année et préparant la mise en marche du nouvel Onhym dans un climat favorable.



 

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