La recherche est le socle du développement économique et social. L’Institut National de Recherche Agronomique (INRA) oeuvre inlassablement dans ce sens. Il ressort, en effet, du Rapport Annuel 2004 de l’INRA toute une kyrielle de nouvelles contributions au progrès économique national. Elles ont été dénombrées dans les productions céréalières, l’amélioration génétique des espèces cultivées, la collecte et la conservation des ressources phytogénétiques, la biotechnologie, la protection des plantes, la gestion des cultures, la qualité des produits agricoles, la production animale, le transfert de technologies... Cette longue liste est loin d’être exhaustive a noté le Professeur Hamid Narjisse, Directeur de l’INRA dans son éditorial. Il a précisé que bien qu’ils fassent état d’un bilan annuel, les éléments traités dans le rapport ne rendent pas, en totalité, de l’ampleur des travaux.
Toute cette dynamique a pu être menée parce que la nouvelle organisation, reposant sur la régionalisation comme axe stratégique, a été consolidée. Les Centres Régionaux de la Recherche Agronomique (CCRA) se sont vu confier des orientations bien définies, déclinées en projets de recherche régionaux à moyen terme. Pour ce faire, plusieurs séances de travail et ateliers, pour analyser le contexte général du secteur agricole et identifier les attentes des divers partenaires, ont été organisés.
Des résultats prometteurs
Au niveau de l’amélioration génétique des principales espèces cultivées, que ce soit en blé (dur ou tendre), orge, lentille, pois chiche, avoine, palmier dattier, olivier, agrumes, abricotier, ou amandier, les avancées ont été notables. Rien que sur le blé tendre, les gains, par rapport au témoin, ont atteint, pour la première fois, plus de 9% dans les environnements favorables. Par ailleurs, les travaux de sélection du palmier dattier ont permis l’obtention de deux nouveaux génotypes, de bonne qualité, issus de la palmeraie de Fezouata. Sur l’olivier, la création de variétés a abouti après 5 ans d’observation, à des résultats, jugés par les chercheurs, très prometteurs, avec la présélection de 11 génotypes dont les productivités et les teneurs en huile sont fort respectables.
Sur le volet de la conservation des ressources phytogénétiques, la banque de gènes de l’INRA, d’une capacité de stockage de 65.000 accessions, a totalisé 12.000 accessions dont 547 nouvelles. On pourrait, à l’envi, poursuivre l’énumération de ces exemples, tant ils sont nombreux.
Pour mener à bien tous ces chantiers, dont une part importante est dédiée à la formation, l’enveloppe budgétaire d’investissement et de fonctionnement allouée à l’INRA au titre de l’exercice 2004 s’est élevée à 251.376.496 Dh dont 175.435.496 Dh pour le fonctionnement et 75.941.000 Dh pour les investissements (30% du total). En termes de gestion administrative et financière, des réalisations notables ont été enregistrées particulièrement concernant l’élaboration d’un manuel de procédures administratives, d’un règlement fixant les conditions et formes de passation des marchés, la poursuite de l’instauration d’un système comptable à trois composantes (budgétaire, générale et analytique), le lancement d’un marché pour la conception et la mise en place d’un système d’informations de gestion plus efficace, l’amélioration des procédures d’allocation des ressources budgétaires. Pour suivre la réalisation des activités programmées et évaluer les performances, un système de contrôle de gestion et d’audit interne a été développé.
A noter que les chercheurs, qui se sont distingués et qui ont été primés, figurent en bonne place sur le rapport.
D. MB.