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Emploi : Les solutions du Patronat

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Les employeurs du privé prennent le taureau par les cornes pour résoudre le problème de l’emploi au Maroc. Par le biais de leur confédération, ils proposent des solutions concrètes pour résoudre cette équation à inconnues multiples. Si la croissance économique constitue le meilleur moyen pour créer des emplois, la CGEM est convaincue que dans le cadre d’une mobilisation nationale, une politique volontariste, réaliste, basée sur une vision qui garantit sa pérennité, à l’instar de certaines expériences de pays développés et de pays en développement, peut aider à mieux gérer la problématique de l’emploi dans notre pays. Dans un souci d’efficacité, la CGEM préconise que l’élaboration et la gestion de toute nouvelle politique, intègrent des lectures analytiques, permettant le passage d’une approche «Moyens” à une approche «Résultats”.
Les propositions formulées ont trait à la formation, le code du travail, la dynamisation de l’action de l’Agence Nationale de Promotion de l’Emploi et des Compétences (ANAPEC), et les contrats emploi-formation.

Aller vers le concret

Relativement à la formation, le Patronat préconise l’amélioration de la réforme du système éducatif et l’employabilité, mais aussi l’assurance d’un suivi des performances de la formation professionnelle et la mise en place d’Observatoires Sectoriels Prospectifs des Métiers et des Qualifications. En outre, la CGEM penche pour engager une approche régionale, en matière de transfert de compétences, et de responsabilités, dans la formation.
Ces propositions ne sauraient être complètes si la réforme du système des Contrats Spéciaux de Formation(CSF) était occultée. A ce niveau, les patrons suggèrent une externalisation de ce régime dans le cadre d’une Fondation Spécialisée.
Au chapitre du Code du Travail, c’est vers le développement de la réglementation relative au travail partiel et travail temporaire, mais aussi de l’activation du Conseil Supérieur de l’Emploi et des Conseils Régionaux, que vont les suggestions patronales. Aussi, les opérateurs appellent vivement à l’adoption de la loi organique, réglementant l’exercice du droit de grève, et à l’amendement des dispositions, jugées inapplicables par les partenaires sociaux (médecine du travail, professions libérales…).

Une ANAPEC plus dynamique

Auscultant le rôle de l’agence de placement, les opérateurs privés soutiennent que la dynamisation de l’action de l’ANAPEC passera par l’encouragement des entreprises à recourir aux services de l’ANAPEC. Pour ce faire, font-ils remarquer, cette dernière devra impérativement intégrer les nouvelles technologies, simplifier les procédures, et nouer un partenariat actif avec les entreprises privées opérant dans l’intermédiation en emploi.
Enfin, concernant les contrats emploi-formation, les patrons trouvent que plusieurs mesures, d’ordre technique et pédagogique, sont à mettre en place pour les contrats de stage, les contrats d’insertion, les contrats de développement de l’emploi, les conventions de formation complémentaire pour l’emploi, les contrats d’emploi d’utilité sociale et les conventions d’appui à la formation de reconversion professionnelle, ainsi que l’appui à la création d’emplois.
La pertinence de telles idées se passerait de tout commentaire, si une trop grande flexibilité, avec tous les abus qui en découlent souvent, ne transparaissait pas en filigrane. Dans tous les cas, le Privé exprime sa bonne volonté pour lutter contre le fléau du chômage.

D. MB.



 

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