Le Dollar c’est notre monnaie, mais c’est votre problème, disait l’autre. On peut le croire avec ceux qui maintenant amassent des réserves à tour de bras, suivez mon regard … qui se dirige du côté de l’Extrême Orient. Un analyste prônait très récemment une totale convertibilité du Dirham. Cela sous-entend une importante accumulation de réserves de change. Ces avoirs, qui ne seront pas uniquement en euros, comprendront une partie en billets verts.
Aujourd’hui, la seule certitude c’est que toute équivoque sur la dévaluation est définitivement levée. En dépit d’un euro encore fort, malgré quelques signes de fébrilité ces derniers temps, et qui pénalise quelque peu nos exportateurs, les fertilisants de la croissance sont à concevoir sur d’autres paramètres.
En attendant, le change au noir, parallèle et efficace, avec des taux meilleurs que ceux du circuit officiel et une fluidité sans égal, malgré le nombre importants de cambistes, fait recette. Cet observateur trouve que ce circuit parallèle est à couver, car il peut très bien alimenter les réserves publiques de change! C’est à se demander si le dollar qui croyait prendre, ne se trouve-t-il pas ainsi pris au piège?
Le citoyen moyen des États Unis d’Amérique, qui vit bien au- dessus de ses moyens, continuera-t-il encore longtemps de mener ce train de vie? Interrogation légitime, vu que dans le long terme, d’autres monnaies fortes, telles que l’euro, le yuan (pas si faible que cela), la livre, ou encore le yen peuvent se positionner, voire même détrôner l’omnipotent billet du pays de l’oncle Sam. Dans les pays émergents, en se positionnant sur les marchés où leurs produits sont imbattables, parce que hypercompétitifs, les exportations pourront porter la croissance et renforcer leurs devises. Celles-ci seraient alors exemptes d’un soutien massif de réserves de change.
Daouda MBaye