L’année 2004, année de la reprise après les séquelles de 2001, a été faste pour l’ONDA. Autant en termes de passagers, de volume du chiffre d’affaires que d’ouverture de nouvelles lignes, les évolutions ont été importantes. Les différents indicateurs que M. Abdelhanine Benallou, Directeur Général de l’ONDA, a étalés sont effectivement parlants. Comparé à l’exercice 2003, le nombre de passagers a évolué de 14,6%. Cette évolution structurelle, au-dessus de celle mondiale, située autour de 11%, s’est traduite par un chiffre d’affaires de 1,3 milliard de Dh. Cela représente un accroissement de 10,4%, par rapport à 2003. Ce qui est plus frappant c’est que ce regain d’activité s’est accompagné d’une forte compression des charges de 6,5%, en glissement annuel. Le résultat d’exploitation, qui s’est établi à 319 millions de Dh, a progressé de 25% en un an.
Confiant en un avenir prometteur, et satisfait des résultats, l’ONDA s’engage dans un ambitieux programme d’investissement sur la période 2004-2007, tout en plaçant l’élément humain au centre des préoccupations. D’ailleurs, c’est l’intéressement du personnel au résultat d’exploitation qui a permis de maintenir ce rythme.
Parmi les priorités de l’ONDA figurent la qualité de service aux passagers (passage agréable, contrôle, attente bagages, diversification des services offerts…), et aussi, la sécurité et la sûreté. Le Directeur Général de l’ONDA, qui croit qu’un aéroport ne doit pas être isolé, mais intégré à son environnement, entend contribuer à l’emploi des populations riveraines et mener des actions citoyennes. De l’aménagement d’écoles et de lycées, à leurs équipements en matériel informatique, ou encore la participation aux opérations plages propres, les aéroports du Royaume expriment leur responsabilité sociale et comptent la renforcer.
Anticiper l’avenir
Aujourd’hui, les aéroports Mohammed V de Casablanca et Ménara de Marrakech sont en train de dépasser leurs capacités. Pour ne pas être en déphasage avec la demande, et l’exigence des normes, tout un plan stratégique, à l’horizon 2007, a été conçu. Le développement des aéroports, de nouvelles niches et de plateformes logistiques, livrables avant fin 2006, y occupe une place prépondérante. D’un coût global de 3,015 milliards de Dh (par autofinancement et emprunt), les investissements vont concerner le Hub international de Casablanca (extension et reconfiguration de l’aérogare existante, avec une séparation des flux de passagers arrivants et partants, et construction d’un terminal fret), et des projets de développement ou de création d’aéroports régionaux. Ainsi, l’aéroport Mohammed V de Casablanca verra, avec la construction du nouveau terminal, sa capacité monter à 8 millions de passagers supplémentaires, par an. Les 6,7 millions de passagers en 2004, et les prévisions pour 14 à 16 millions en 2010, sont autant de données qui dictent de tels investissements, a appuyé M. Benallou. Elaborés avec des panneaux photovoltaïques pour capter l’énergie solaire, et alimenter en électricité et climatiser les locaux, toutes les infrastructures seront écoefficaces, laissant passer la lumière naturelle, le jour. Même les clôtures de sécurité électriques seront alimentées par l’énergie solaire, une première mondiale, nous assure-t-on! Comme quoi, toute cette dynamique entre dans le cadre d’une démarche environnementale respectant le milieu naturel.