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Consommation des ménages, le HCP lève le voile

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S’il y a un brin de publicité dans ce qu’il convient d’appeler l’action de M. Ahmed Lahlimi Alami, Haut commissaire au Plan, quant à la manière de dépenser des ménages marocains, il existe tout de même une volonté réelle de la part du HCP de faire toute la lumière sur ce secteur, souvent trop truffé d’informations les plus contradictoires. Une réalité qui se vit au quotidien quand on sait le degré de disparité existant entre les différentes couches de la société. C’est d’ailleurs en cela que l’enquête nationale sur la consommation et les dépenses des ménages gagne en galon. Pour le Haut Commissaire, cette enquête permet d’avoir une visibilité du taux et du degré de consommation et de dépenses des ménages au Maroc. M. Lahlimi insiste sur le fait que son département apporte sa contribution à «cette mobilisation par la distribution de 250 ordinateurs avec leurs imprimantes à plus de 80 parmi cette catégorie d’associations, notamment dans les régions les plus défavorisées. Cette opération fait suite à celle qui avait, en 2004, mis à la disposition de 86 associations 250 ordinateurs et leurs imprimantes. Parallèlement, nos services centraux et Directions Régionales se mettent à la disposition pour assister, au niveau local, toutes les associations qui le souhaiteraient, dans l’élaboration, l’évaluation et le  suivi des projets qu’elles décideraient de réaliser dans le cadre de l’Initiative Nationale pour le Développement Humain.» Pour ce qui est de l’enquête, sur le plan niveau et tendance, l’enquête fait ressortir que la dépense de consommation annuelle moyenne par ménage est évaluée au niveau national à 49 333 dhs en 2001, soit environ 4 110 dhs par mois. En milieu rural, cela se traduit par 2 830 dhs. Ce qui est nettement inférieur au  milieu urbain où le chiffre avoisine les 4 910 dhs par mois. Selon les régions, le Grand Casablanca vient en première position avec 14 366 dhs, suivi des régions de Oued Ed Dahab-Lagouira-Boujdour-Sakia El Hamraa et Guelmim-Es-Semara pour un montant de 10 606 dhs. Puis vient Rabat-Salé-Zemmour-Zaër avec 10 162 dhs. Quant aux régions ayant enregistré les taux les plus bas sont l’Oriental (6 883 dhs), Meknès-Tafilalet (6 740 dhs), gharb-chrarda-Beni Hssen (6 284 dhs) et Marrakech-Tensift-al Haouz (6 228 dhs). Pour rester dans le secret des chiffres, le HCP souligne que la consommation finale des ménages a représenté, en 2004, 60,4% du produit intérieur brut, soit l’équivalent de 2,9 fois les exportations et 2,4 fois les investissements. D’où l’importance d’accorder au suivi de l’évolution de cette étude en termes de niveau, de structure et de répartition et ce, non seulement par le bais de comptes annuels mais aussi par le biais d’enquêtes périodiques. D’ailleurs, le HCP envisage d’élaborer bientôt des comptes trimestriels en vue de mieux cerner cette situation. Dans cette optique, les avancées réalisées, à l’échelle nationale, comme le note le HCP, dans le domaine de la consommation des ménages sont là même si elles restent cependant  bien relatives du fait qu’elles ne sont pas suffisamment ciblées pour atténuer les disparités sociales et géographiques.  Sur le plan géographique, explique, M. Lahlimi, l’écart des dépenses par habitant entre les ruraux et les urbains est resté, en effet, le même, soit de 1 à 2, durant toute la période 1970-2001. Les régions qui étaient les plus favorisées et celles qui l’étaient le moins sont restées quasiment les mêmes en 2001, faisant ainsi perdurer la rigidité des disparités spatiales. Les seules régions qui, au cours de la période considérée, ont pu rejoindre les régions les plus favorisées, sont celles de Oued Ed-Dahab-Lagouira, Laâyoune-Boujdour-Sakia El Hamra et de Guelmim- Es-Semara, montrant que les disparités régionales des niveaux de vie ne sont pas une fatalité dès lors que la volonté politique se met au service d’une démarche appropriée de développement intégré. Concernant les disparités sociales, bien qu’elles restent accentuées, elles ont été relativement atténuées, entre 1985 et 2001, sous l’effet conjugué de la tendance à la saturation des dépenses des ménages les plus aisés et de l’amélioration de celles des ménages les plus défavorisés. L’écart entre les classes extrêmes des niveaux de vie est ainsi passé de 16 fois en 1985 à près de 12 fois en 2001. Autant dire que l’effort du gouvernement visant à améliorer le niveau de vie de ses concitoyens n’est pas un vain mot mais une réalité qui commence à consolider ses racines malgré le coût de la vie et dans un contexte mondial en pleine mutation.

M.S.



 

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