Actualité | Economie | Entreprise | Finance | Grand Public | Lire, Voir, Entendre

Rechercher :
  
Edition


Administration
Articles » Economie
Commission Entreprise et Développement Durable : M. Mohamed CHAIBI reprend le flambeau

Auteur :

La relève sera bien assurée. Comme prévu par les statuts de la Commission Entreprise et Développement Durable (CEDD) de la CGEM (patronat marocain), M. Majid Boutaleb, qui a été jusqu’à présent Président, a remis le relais au Vice-Président M. Mohamed Chaibi, un passionné. Le nouveau Président, qui a accepté d’assumer cette fonction, a exprimé sa volonté de donner une impulsion supplémentaire aux efforts déjà fournis pour inciter les entreprises à s’engager dans une stratégie de développement durable, source de compétitivité et de progrès social. Avant d’en arriver au stade actuel, beaucoup de chemin a été parcouru, a rappelé M. Boutaleb.
Au départ, vu que les pressions nationales et internationales, après la signature d’ALE et de conventions internationales, ont pesé sur l’entreprise nationale, il fallait se conformer au cadre réglementaire. Mais en l’absence de tout dispositif, le volontariat guida quelques entreprises, dans les branches des cimenteries et de la Chimie-Parachimie, à signer une Convention avec l’Etat. Mais devant l’obstacle des barrières non tarifaires qui risquaient de freiner les exportations, le Comité, alors créé au sein de la CGEM, s’est mué en Commission. Ce regain d’attention s’explique aussi par le coût de la dégradation de l’environnement qui avoisinne 3,5% du PIB. Le Président sortant a soutenu que le CEDD a eu le mérite d’instaurer dans l’entreprise la culture du management de l’environnement, et d’en développer son côté citoyen, tout en conciliant le respect à l’environnement et les performances. Il a ajouté qu’après la Conférence de Johannesburg, le concept «Développement Durable» s’est substitué à celui d’Environnement plutôt réducteur. Ce fut une heureuse mutation car ce concept, qui repose sur la triptyque ou triangle d’or (Ecoefficacité, responsabilité sociale et protection de l’environnement), pour reprendre les propos de M. Chaibi, sied très bien à l’entreprise.

Après l’introduction

Énonçant les principales réalisations, M. Boutaleb a précisé que  l’instauration de la culture managériale sur le développement durable repose sur le bras technique qu’est le Centre Marocain de Production Propre (CMPP). En effet, il mène des actions de sensibilisation et d’informations, de formation sur la production propre et les systèmes intégrés de Management, notamment QSE, et de promotion des investissements pour les projets de transferts de Production Propre.
Parmi les principales avancées accomplies par les sous-commissions Réglementation et Législation, Gestion environnementale, Projets et Partenariats, Communication et Relations Publiques, il a cité l’élaboration d’une Charte des entreprises marocaines pour le DD, la diffusion de l’information sur la réglementation nationale (CDD News, CMPP News...), la participation active à la sensibilisation de la nouvelle réglementation, le suivi des aspects environnementaux intégrés dans les ALE et leur impact, l’organisation du Salon EnviroMaroc en collaboration avec la GTZ (coopération allemande), la participation à des manifestations internationales, la mise à niveau environnementale par le Réseau Delta du projet Sustainable Business Associates (SBA), etc. M. Smail Al Hilali, Directeur du CMPP, a souligné la sensibilisation d’une centaine d’institutions (G E, PME-PMI ou Associations professionnelles), des séances de formation, en partenariat avec l’OFPPT (formation professionnelle), l’ONUDI, Ea-pôle de l’Eau (France) et BASF (Allemagne), au profit de plusieurs centaines de salariés, dont plus de 250 sur le froid pour récupérer les CFC*, ou encore l’accompagnement à l’élaboration de diagnostics environnementaux pour une trentaine de cas sur différents secteurs, la promotion des investissements dans le cadre du Fonds de Dépollution Industrielle (FODEP).
Pour l’avenir, le Président Chaibi, qui rappelons-le au passage fait partie de ceux qui ont ramené la pollution de l’industrie cimentière nationale dans les standards internationaux, à travers l’APC, jusqu’à être citée partout en exemple, a mis l’accent sur les filières nouvelles de l’environnement. L’environnement, a-t-il ajouté, c’est pour demain de nouvelles filières telles que la gestion des déchets, les décharges contrôlées, le mécanisme de Développement Propre (MDP) du Protocole de Kyoto et les marchés à carbone qu’il ouvre. Les outils de Delta, déclinés sous forme d’écocentres, de tableaux de bord environnementaux pour la préparation à la certification ISO 14001..., que M. Amrani, Directeur du projet Delta avec SBA, a présentés, aideront certainement ceux qui seront sensibilisés et formés à rendre leur projet en phase avec la production propre. Rebondissant sur ce volet, le Président de la CEDD, qui veut insuffler un certain effet d’entraînement des cimentiers sur le reste de l’industrie, a relevé que le CMPP est un excellent catalyseur pour assister les entreprises à monter des projets «MDPéables», puisque n’est pas «MDPéable» qui veut.
Maintenant que l’élan est bien pris, la dynamique va s’enclencher.  

D. MB. 

* CFC: Chlorofluorure de carbone, gaz qui détruit la couche d’ozone.



 

Hebdomadaire marocain paraissant le jeudi - Directeur de la publication: Fahd Yata 320 BD Zerktouni, angle rue Bouardel - Casablanca - Maroc
Tel : +212 (0) 22 42 46 70 (7 lignes groupées) | Fax : +212 (0) 22 20 00 31
eMail :  
courrier@lanouvelletribune.com | www.lanouvelletribune.com