Les fruits de la Recherche & Développement sont pour la plupart du temps porteurs d'avancées notables. C'est pour cette raison que certaines institutions n'hésitent pas à y mettre le maximum de moyens, aussi bien humains que matériels, pour aboutir à des résultats probants. Ainsi, il n'est pas rare de constater des proportions allant jusqu'à 33% des budgets et des effectifs alloués à la R&D. On doit à de telles politiques, la déferlante actuelle des NTIC. A ce titre, je mets l'accent sur le fait que l'Union Internationale des Télécommunications (UIT) vient de normaliser une nouvelle technologie d'accès internet à très haut débit. Il s'agit du VDSL 2 ou Very High Rate DSL qui permet 100 Mbits/s, aussi bien en réception qu'en émission. Cette norme permettra aux opérateurs qui la retiennent de faire concurrence aux fournisseurs sur le câble ou satellite, sur un simple câble téléphonique en cuivre standard. L'offre de services peut aller de la télévision haute définition (TVHD) aux services téléphoniques évolués comme la VoIP, en passant par la vidéo à la demande, la visioconférence, ou l'accès internet à haut débit. C'est encore un pas de géant qui vient d'être franchi. A n'en pas douter il permettra de faire brûler des étapes à ceux qui saisiront pareilles opportunités. Cela renvoie un peu à cette image de nains, jugés sur des épaules de géants, chère aux philosophes. Un procédé pareil permet de dépasser les entraves liées à une infrastructure très lourde sur le plan financier.
Toutefois, afin de bénéficier d'une telle aubaine, il est impératif qu'elle soit permissive, que les opérateurs des pays en développement puissent y accéder moyennant l'indulgence de ceux du Nord. Ne serait-ce qu'au nom de la globalisation et du co-développement! Dans tous les cas, avec la caution de l'UIT, il ne doit pas y avoir, de prime abord, de quelconques blocages.
Daouda MBaye