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Avec la presse nationale : Lydec au côté des douars de Marrakech

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C’est bel et bien un contraste d’importance que nous avons vécu à Marrakech à l’occasion de la rencontre avec les médias, organisée du 6 au 7 mai. Une occasion qui nous a permis d’évaluer l’état des lieux de certaines régions rurales avoisinant la cité ocre ainsi que l’importance que revêt l’eau dans leurs environnements. Que dire? L’eau est encore plus vitale que tout ce que l’on pourrait imaginer, même si les citadins, normalement servis, ne perçoivent pas toujours le côté extrêmement important de cette ressource. Imaginez-vous ce que représente une simple bouteille d’eau de source pour des populations qui en manquent et qui sont souvent obligées de parcourir, la nuit comme le jour, des kilomètres pour s’en procurer !
Vendredi 6 mai, 16 h, commune Aït Hadi dans la province de Chichaoua. Ici, la chaleur bat son plein (elle est autour de 34°). Cela vous fait réaliser davantage la valeur cruciale de l’eau. Croisant des jeunes de la région, un gosse de 10 ans donne le ton. Quelle est l’utilité des conférences, des rencontres et des meeting sur l’eau qui s’organisent à quelques kilomètres de chez nous, à Marrakech, alors que nous souffrons dans notre Douar du manque d’eau, se demanda-t-il. Et d’ajouter que « les familles comme nous sont légion». Avec toute la candeur de ses 10 ans, ce petit garçon chichaoui a pu soulever le problème majeur de l’heure. Depuis plusieurs années maintenant, ce ne sont pas les horaires de travail, ni ceux de l’école...qui rythment la vie quotidienne des familles de ce Douar de la commune Aït Hadi, mais, c’est bien l’eau. Elle va et vient à sa guise. Dans un autre Douar, il arrive que les habitants ne voient pas couler une goutte d’eau des jours et des jours. « Vous ne pouvez pas imaginer notre vie», se plaint cette vieille dame. « Il nous arrive parfois de ne faire ni la vaisselle, ni la lessive. Avec nos enfants, il nout faut un accès régulier à l’eau pour pouvoir tenir. Voilà à quoi est consacrée l’énergie de notre quotidien. Dans tous les cas, Al Hamdou Lillah», a-t-elle conclu, avec une résignation où semble toutefois pointer une indignation ! Après cette brève discussion, voilà un autre constat qui en dit long sur ce Maroc, pays des contrastes. Une définition qui a été illustrée de façon éloquente par le spectacle des habitants de ce Douar entièrement démuni, qui sont à la recherche constante de l’eau, cette denrée précieuse qui leur est aujourd’hui «offerte» en présence de toute une armada d’officiels aussi brillants que leurs somptueuses voitures...! Dans cette commune d’Aït Hadi qui comprend 5 Douars, la population desservie s’élève à quelque 1600 habitants. Il fallait bien attendre Aquassistance Maroc, une association constituée en mai 2001 par le personnel de Lydec et des sociétés du Groupe Suez installées au Maroc, pour que les habitants voient leurs Douars approvisionnés en eau potable. Ce projet d’Aquassitance comprend un puits, un château d’eau de 25 m3 et une station de pompage, 7 bornes fontaines, des branchements individuels pour 5 mosquées et pour une école. Samedi 7 mai, Tallaght, un Douar dans l’arrondissement Ennakhil, à quelques kilomètres de la ville de Marrakech sur la route de Ouarzazat, a bénéficié également de la même chance. Et c’est Aquassistance qui inaugura en présence des responsables locaux une station de traitement de l’eau, une Aquakiosk de 20 m3/jour (une première au Maroc). De quoi assurer l’alimentation en eau potable de quelque 2500 habitants par une ultrafiltration qui permet d’effectuer les deux opérations de traitement (filtration et désinfection en une seule. D’après M.Tahar El Agal, Président de cette association, cette opération consiste à faire passer l’eau à travers des membranes poreuses, sous forme de fibres creuses qui servent de filtres pour les bactéries, germes... D’autres Douars comme Almaâssra de l’arrondissement Menara, se sont vus, à leur tour, alimentés en eau potable grâce au programme d’Aquassistance, qui consiste à faire bénéficier les habitants des localités desservies par l’eau et l’électricité. Jusqu’à présent, cette association a pu réaliser 8 projets dans différentes régions du Maroc et a permis l’alimentation en eau potable de plus de 8 200 habitants. Serait-ce là les premiers pas vers une prise en mains des services de l’eau et de l’électricité de Marrakech par Lydec? A cette question, son Directeur Général, M.Canavy, a précisé que ce n’est pas le cas. Ces actions, a-t-il expliqué, sont purement humanitaires et ce n’est pas la région de Marrakech qui est la seule à en profiter car bien d’autres Douars sont concernés par cette initiative, tels Douar Afoud Jamaa (Mrirt dans la province de Khénifra avec ses 300 habitants environ), Douar Aguerd Imlaln (commune Affellah dans la province de Tiznit pour plus de 350 habitants), Douar Assaki dans la province de Taroudant pour plus de 1600 habitants, Douar Rissana dans les environs de Larache, etc.
C’est un signal fort d’optimisme pour le Maroc et son environnement rural, qui vient d’être lancé par Lydec. Son soutien, en tant qu’opérateur de choix des services publics de l’eau, de l’électricité, de l’assainissement et de l’environnement au Maroc, s’affirme ainsi de plus en plus efficace.

H.Z.

La Lydec veut actualiser son contrat de concession

Catégorique, M. Guy Canavay ne mâche pas ses mots. Répondant aux questions des journalistes au sujet du contrat initial qui lie son entreprise à la Wilaya du Grand Casablanca, il a dit beaucoup de choses, mais autrement. Il estime avec forte conviction que beaucoup de choses ont changé depuis 1997. Puis il ajoute : Il est important d’élaborer un nouveau contrat pour repartir sur de nouvelles bases. Beaucoup d’investissements ont été réalisés, a-t-il tenu à expliquer, sans qu’ils soient prévus dans le contrat initial, tels que le régime des retraites, le canal de délestage de Bouskoura...Si le patron de Lydec tient à ce  que ce contrat soit revu, c’est pour réaffirmer ceci: une redéfinition des investissements prioritaires pour les années à venir. Là, il donne l’exemple de la zone de Nouaceur qui connaitra une hausse considérable de sa population et qui, en parallèle, nécessitera plus d’investissements en matière d’approvisionnement en eau et en électricité. Ce que le contrat initial n’a pas prévu dans ses clauses. Très à l’aise sur ce point de son argumentaire, il arrive finalement à opposer, au fil d’un discours parfaitement rodé, les besoins actuels de la ville en matière d’eau, d’électricité et d’éclairage public aux clauses du contrat signé en 1997 pour réaffirmer que Lydec reste ouverte à une actualisation du contrat tant que les choses évoluent. Et pour conclure, le DG de Lydec adopte un ton rassurant: renouveler le contrat de base ne veut en aucun cas dire renonciation, mais il s’agit tout simplement d’une question d’adaptation des services qu’offre l’entreprise aux nouvelles donnes, en la matière, de la Wilaya du Grand Casablanca .



 

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