La 23ème Conférence Internationale de l’IAIA, qui va se dérouler à Marrakech permettra de cerner les voies et moyens de se développer en préservant les écosystèmes. M. Majid Boutaleb, Président de la Commission Environnement de la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM) a tout d’abord tenu à souligner que la réunion d’informations qui est destinée au secteur privé a eu lieu à l’occasion de la visite de MM. Peter Leonard et Robert Joly, respectivement Président de l’IAIA et Président de l’Association Internationale des Études d’Impact (AIEI). Ces derniers ont présenté leurs organisations exerçant dans ce domaine si jeune et le congrès. M. Boutaleb a mentionné que le thème de la manifestation, qui est prévue à Marrakech, à savoir l’évaluation des impacts sociaux économiques et environnementaux des politiques et programmes sectoriels, sa mise en application, le suivi environnemental, la législation environnementale, (...), est pertinent et d’actualité. Il a poursuivi ajoutant, en substance que, compte tenu du fait qu’impact émane du latin «impactus» qui signifie choc, il convient de prendre des précautions afin que tout projet soit mieux assimilé.
Quant à M. M’Hamed El Morabit, le Secrétaire d’Etat chargé de l’Environnement auprès du ministre de l’Aménagement du Territoire, de l’Eau et de l’Environnement, il a noté que «ce congrès qui sera un carrefour est une opportunité pour débattre et capitaliser sur les acquis». Sans aucun doute, il permettra de faire partager des connaissances et des expériences. Il n’a pas manqué de souligner que ce congrès arrive au moment où la dégradation a atteint une ampleur critique. Toutefois, a-t-il mentionné, on peut se réjouir de l’existence d’une réelle prise de conscience. En témoigne l’adoption récente de quatre textes de loi sur l’environnement. Il s’agit des lois sur la protection de l’environnement, sur les études d’impact, et de la loi sur les émissions atmosphériques. Cela permet de mieux préciser le cadre général de protection de l’environnement au Maroc et de renforcer significativement l’arsenal juridique et réglementaire en matière de protection des écosystèmes. Lorsque les lois, qui ont été adoptées, seront appliquées, le contrôle de la pollution pourra se faire. Par conséquent on peut espérer se préserver contre la délocalisation d’usines polluantes. Cependant, a noté M. El Morabit, ce contrôle suppose l’adoption rapide de décrets d’application des lois environnementales et la mise en œuvre de mesures d’accompagnement et de structures pour veiller à l’application des lois. Ceci est d’autant plus vrai, a ajouté le Secrétaire d’État chargé de l’Environnement, que la situation environnementale est catastrophique. Ne serait-ce que dans le domaine de l’eau, le Maroc est classé 121 sur 122 pays, ce qui se passe de tout commentaire. «Les efforts qui nous attendent dans ce sens sont énormes, et la dépollution doit être l’affaire de tous. Le Fonds de Dépollution (FODEP) qui existe doit être élargi et utilisé au maximum. Enfin, un Fonds National de l’Environnement est en gestation...», a-t-il conclu.
D. MBaye